Hypnose Thérapeutique Paris 11

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Hypnothérapeutes à Paris

Cabinet d’Hypnose Thérapeutique, EMDR-IMO et Thérapies Brèves de Paris 11

41, rue Oberkampf
75011 Paris
01.43.55.11.66

 

Laurent GROSSLaurent Gross hypnose ericksonienne Paris
Hypnothérapeute, Kinésithérapeute, Psychothérapeute certifié ARS en 2013
Président du CHTIP, Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris.
Conférencier aux Congrès de la CFHTB, Confédération Francophone d’Hypnose et Thérapies Brèves.
Formations aux Cercle de Lariboisière, Institut Milton Erickson d’Avignon, Institut Emergences Rennes.
Spécialisé sur le Psychotraumatisme
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Valérie TOUATI-GROSSHypnose Paris 11, Valérie Touati-Gross
Hypnose Thérapeutique, Ostéopathe DO.
Formation en Hypnose et Thérapies Brèves au CHTIP, Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris.
Formée au Psychotraumatisme, EMDR – IMO.
Spécialisée en hypnose et trouble de l’infertilité inexpliquée, PMA, FIV, Grossesse, Douleur…. Site internet : Hypnose, FIV, PMA et ostéopathie
Consultations au cabinet du 11ème, les Lundi et Vendredi

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Consulte aussi les Mardi, Mercredi et Jeudi auHypnose Ericksonienne Paris 4, Valérie Touati-Gross
Cabinet d’Ostéopathie et d’Hypnose à Paris 4
46, Quai des Célestins
75004 PARIS
Métro Pont-Marie, Saint-Paul
(Face à l’Ile Saint -Louis, proche de Bastille, Châtelet), face à l’Hôtel de Sens
Site Internet: http://hypnose-therapie-breve.com/valerie-touati-gross-hypnose-paris

 

 

Florent HAMONFlorent Hamon, Hypnose 75011
Hypnothérapeute, Infirmier Anesthésite.
D.U Hypnose et Anesthésie à la Faculté de Médecine du Kremlin-Bicêtre.
Formation en Hypnose et Thérapies Brèves au CHTIP, Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris.
Formé au Psychotraumatisme, EMDR – IMO
Spécialisé en hypno-analgésie, auto-hypnose, douleur chronique et aigüe.
Site Internet: http://hypnose-therapie-breve.com/florent-hamon-hypnose-paris
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Théo CHAUMEILhypno-analgésie
Hypnothérapeute.
Kinésithérapeute.
Spécialiste en Hypno-Analgésie, hypnose médicale en Douleur Chronique et Douleur Aigüe.
http://www.hypnoseparis.fr/Theo-Chaumeil-Kinesitherapeute-et-Hypnotherapeute_a17.html

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Sophie TOURNOUËRHypnothérapeute
Hypnothérapeute.
Psychologue Clinicienne.
Thérapies Brèves.
Thérapies Narratives.
Thérapies Familiales.
http://www.hypnoseparis.fr/Sophie-Tournouer-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-Familiale_a20.html
Tel ligne directe : 06 08 73 68 11

 

Mariline MORCILLOhypnotherapeute à Paris
Hypnothérapeute.
Infirmière DE.
Thérapies Brèves.
Spécialiste en hypno-analgésie, et des troubles du syndrome de l’intestin irritable.
http://www.hypnoseparis.fr/Mariline-Morcillo-Hypnotherapeute-et-Infirmiere-a-Paris_a15.html
Tel ligne directe: 06 87 03 38 69

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Formation au Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris. Critères d’admissibilité et éthique.

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philippe aim laurent philippe grossInscription à la formation

Les conditions nécessaires et les démarches à suivre:

– Être un professionnel de la Santé (Médecin, Dentiste, Psychologue, Infirmièr(e), Sage-femme, Kinésithérapeute, Ergothérapeute, Psychothérapeute agréé ARS)

– Envoyer un mail à partir de notre formulaire en cliquant ici à l’adresse du Collège
o Un mini-CV retraçant votre parcours professionnel
o Une dizaine de lignes expliquant votre motivation à vous inscrire et la façon dont vous comptez utiliser l’hypnose dans le cadre de votre exercice professionnel

–  Par la suite, une réponse vous parviendra vous confirmant on non la possibilité d’inscription pour la formation demandée au sein du CHTIP, et vous pourrez nous faire parvenir votre photo, afin de constituer votre dossier.

La formation : quels critères pour une bonne formation ?

De façon bien légitime, de nombreuses personnes veulent donc se former. Mais dès lors, comment reconnaître une « bonne formation » à l’hypnose?

1. Les étudiants: uniquement des professionnels du soin diplômés !

L’hypnose est une pratique thérapeutique et puissante qui ne devrait pas être pratiquée par tout un chacun mais uniquement par des professionnels du soin diplômés (professionnels de santé), tout comme n’importe quelle technique de soins. Ce n’est pas juste une technique de développement personnel ou de relaxation.

Un institut de qualité se distingue donc par sa volonté de ne former que des professionnels du soin. Il en va de la protection des patients.
Méfiez-vous donc de ceux qui ouvrent l’hypnose à « n’importe qui » ou à tous ceux désirant se former, tout, comme vous auriez été méfiant envers un institut qui formerait à la chirurgie ou à la prescription de médicament tous ceux qui le souhaiteraient… Commercialement c’est bien plus rentable, mais ce n’est pas très éthique.

2. Les enseignants: des professionnels du soin expérimentés !

Par symétrie, il semble évident que les dirigeants et enseignants de l’institut soient des professionnels du soin diplômés. Ils doivent également être expérimentés dans la pratique de l’hypnose et dans l’enseignement.

Méfiez-vous donc des titres un peu atypiques « maître praticien de… » / « formé par… » / « seul habilité à… » / ou qui ont simplement le titre d’hypnothérapeute (qui n’est pas protégé et qu’hélas, n’importe qui peut « s’attribuer »…). C’est ainsi qu’on verrait d’authentiques professionnels  du soin expérimentés se faire « superviser » par des personnes n’ayant aucun titre de soignant reconnu !

3. Les conditions de la pratique: dans le cadre de notre profession !

De même les étudiants doivent être encouragés à pratiquer l’hypnose dans le cadre du décret de compétences, du règlement ou de la déontologie de leur profession médicale ou soignante. La formation d’hypnose à elle seule ne fait pas une qualification professionnelle de soignant, hypnothérapeute n’est pas un métier, c’est une corde que l’on ajoute à son arc (ou à son violon), dans le cadre du métier que l’on exerce.

Méfiez-vous donc de ceux qui prétendent apprendre un métier à leurs élèves, leur apprendre à devenir des professionnels de la thérapie…voire (ça se voit !) leur apprennent à faire un business plan et à s’installer en tant que thérapeute…

Code éthique

L’intérêt et le bien-être du patient constituent l’unique objectif.

L’hypnose est considérée comme une possibilité d’aide parmi d’autres formes de pratiques scientifiques ou cliniques validées. Il en résulte que la connaissance des techniques d’hypnose ne saurait constituer une base suffisante pour l’activité thérapeutique ou de recherche. L’hypnopraticien doit donc avoir les diplômes requis lui permettant d’exercer dans le champ où s’exerce son activité hypnotique : Médecin, Chirurgien-dentiste, Psychologue, Sage-femme, Infirmier, Kinésithérapeute.

L’hypnopraticien limitera son usage clinique et scientifique de l’hypnose aux aires de compétences que lui reconnaît le règlement de sa profession.

L’hypnose ne sera pas utilisée comme une forme de distraction. Tout particulièrement, toute participation à des spectacles publics, ludiques sera proscrite.

L’hypnopraticien ne facilitera ni ne soutiendra la pratique de l’hypnose par des personnes non qualifiées.

Responsables de Formations: Laurent Gross & Philippe Aïm

Le lieu de la formation en hypnose à Paris vous sera communiqué après inscription.

 

Laurent Gross

Dirige le Collège d’Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris. Il est kinésithérapeute, hypnothérapeute, praticien & superviseur EMDR-IMO et responsable de formation

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L’arrivée de l’hypnose dans un service médical d’urgence. Dr Didier Brodsky

L’hypnose dans un service médical d’urgence

Avant l’heure, c’est déjà l’heure Après l’heure, c’est encore l’heure

L’urgence se définit par le temps disponible à l’accomplissement d’un acte, un service médical d’urgence devrait donc être le lieu de la meilleure utilisation du temps. L’hypnose, par contre, n’a pas de lien fixe avec cette quatrième dimension puisqu’elle va faire varier son unité de mesure en fonction des circonstances. Comment donc associer ces deux entités – l’urgence médicale et l’hypnose – alors que l’efficacité immédiate, encore plus que l’efficience, est devenue le point d’orgue de toute organisation sanitaire ? Comment faire entrer l’hypnose dans un de ces temples de la rationalité et du cartésianisme que sont les hôpitaux français ?

Comment faire entrer l’hypnose :

– en tant qu’outil dans une boîte déjà bien fournie, mais de forme et de maniement différents de tous les autres ;

– comme incitateur pour une organisation du soin prenant mieux en charge la globalité de la personne, permettant de remettre du lien et de l’humain, d’ajouter la parole à la technique ;

– comme médiateur entre des préoccupations physiques et des entités comprenant des éléments psychosociaux encore plus prégnants dans le cadre diversifié de l’urgence réelle ou ressentie ;

– comme réponse à des envies de soins différents telles qu’elles sont exprimées de plus en plus chez nos patients ? C’est à l’ensemble de ces questions que je vais essayer de répondre dans cet article en partant d’une expérience originale : l’introduction de l’hypnose comme soin courant dans un service d’urgence.

Comment s’est créée cette aventure dans un des plus grands services d’urgence de Lyon ? Il s’agit tout d’abord d’une histoire personnelle. Après avoir travaillé pendant plus de vingt ans en prise directe avec cette entité mal définie qu’est l’urgence médicale et finalisé une formation universitaire concernant le diagnostic, l’évaluation et le traitement de la douleur, j’ai voulu à titre personnel m’initier à une nouvelle pratique, celle de l’hypnose. Sans aucune idée des implications de cette technique sinon fantasmatiques, mais également sans aucune certitude quant à sa faisabilité dans mon univers professionnel. Il s’agissait surtout pour moi d’aller jusqu’au bout d’une démarche personnelle. Ma formation a donc débuté au mois de juillet 2010 et a comporté quatre sessions. Fort de nouvelles possibilités d’approche et de résolution de problèmes de santé, je me trouve pour la première fois en face d’une patiente, prêt à lui faire bénéficier de mon nouveau savoir. Il est 2 ou 3 heures du matin, la tension due à l’affluence a quelque peu baissé et la crise d’angoisse très démonstrative qui a amené Mlle M.jusqu’à notre service est l’indication rêvée pour un débutant. La première impression est une interrogation voire une anxiété : comment avec mes mots tranquilliser et soulager, ne pas paraître ridicule ou mal à propos, alors que la chimie moderne a tellement de solutions à proposer dans un tel cas ? Le succès – facile a posteriori – fut rapide et enivrant. Il fut aussi démonstratif pour moi que pour l’équipe avec laquelle je travaillais ce jour-là. Le temps passé avec Mlle M. a été certes plus important que celui qui aurait été nécessaire pour lui prescrire et lui faire prendre un anxiolytique, mais l’effet fut finalement beaucoup plus rapide donc, au final, moins de présence soignante fut nécessaire près de la patiente.Me voilà donc entré dans la « vie active hypnotique »…

J’ai continué, au gré des besoins des patients, de ma disponibilité d’esprit et de temps (si, si), à faire des séances, tant pour soulager l’esprit que le corps. Une des séances les plus importantes de cette période concerne un patient agité, ne voulant en aucun cas recevoir des soins et pour lequel se posait la question d’une pathologie psychiatrique aiguë ou d’un désordre somatique. Les différents acteurs médicaux avaient besoin de temps pour faire un diagnostic en recherchant notamment les antécédents et l’anamnèse de la situation présente. Cependant, l’agitation psychomotrice de Mr. G. devenait problématique et une contention physique et chimique fut décidée – ce qui par ailleurs rendrait tout interrogatoire et consultation psychiatrique impossible. Je fus donc appelé pour participer à cette contention, manœuvre qui doit se faire dans le calme, mais avec au moins six intervenants. Arrivé vers Mr. G., sans intention particulière autre que de faire partie du groupe de contention, je parle avec calme mais fermeté. Je m’aperçois alors que le ton de ma voix et le rythme de mes paroles semblent entrer en résonance avec l’esprit du patient : une idée puis une résolution me gagnent. Je poursuis donc mon flot de paroles devant l’équipe – comprenant le psychiatre – médusée et encore aux aguets. Petit à petit, doucement et calmement, Mr. G. reste attentif puis s’assoit – pour la première fois depuis plus d’une demi-heure – , s’allonge, s’apaise. Le reste de l’équipe s’éloigne en dehors du psychiatre, très intéressé par la séance. Je poursuis en restant seul actif, m’asseyant et restant en contact verbal. Mr. G. s’endort et nous le laissons dans ses propres pensées. Les recherches anamnestiques peuvent donc reprendre. Au bout d’un quart d’heure, Mr. G.se réveille et s’agite à nouveau. Je reviens près de lui et au bout de 5 minutes, le calme est revenu. La situation a pu ainsi être contrôlée jusqu’à l’obtention des éléments recherchés. Dans la suite, Mr. G. a de nouveau présenté des épisodes d’agitation. Je n’étais plus alors dans le service et la contention chimique et physique initialement prévue a été mise en œuvre.

Qu’est-il ressorti de cette expérience :

– la possibilité d’utiliser l’hypnose pour réguler un moment de tension important, dans le calme et finalement l’économie de moyens humains : une personne plutôt que cinq ou six près du patient ;

– la nécessité d’avoir, quels que soient l’heure et le jour, des ressources humaines multiples prêtes à mettre en œuvre cette technique pour une logique de prise en charge ;

– l’importance de pouvoir déléguer la réalisation d’une séance d’hypnose à la personne ressource la plus disponible en fonction de son métier et du moment ;

– l’hypnose sera d’autant mieux utilisée qu’elle sera comprise, admise, voire utilisée par un maximum d’acteurs du service.

Déjà germait une idée dans mon esprit…

La graine a trouvé son terreau dans la participation au concours APICIL de 2013, dont le sujet « Urgences et douleur » a permis la présentation d’un projet de formation de l’ensemble d’un service d’urgence – tous métiers confondus – à la pratique de l’hypnoanalgésie. Ce projet, présenté avec l’appui de mon établissement hospitalier, a remporté un prix permettant d’initier un cycle de formation en 2014. C’est ainsi que furent formées (70 heures sur 10 jours) 65 personnes, médecins somaticiens, médecins psychiatres, infirmières et cadre infirmier, aides-soignantes, brancardiers et manipulatrices d’électro-radiologie.

La pratique sur le terrain

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, chacun des agents formés a été confronté – peu ou prou – aux appréhensions qui m’ont envahi lors de ma première séance. Cependant, la présence et l’encouragement de plusieurs « nouveaux praticiens » ont permis de faciliter et d’accélérer la mise en œuvre de ce nouveau savoir. De principe dans le service d’urgence, toute séance d’hypnose ne peut être réalisée qu’après avis et prescription médicale. Soit elle est un acte médical, réalisé par des médecins, soit elle est un acte médical délégué alors réalisé par des soignants non-médecins. Elle fait donc l’objet d’une prescription comme tout acte médical, ainsi que d’une cotation d’acte et d’une traçabilité, renforçant ainsi son caractère « officiel » et sa crédibilité.

Les personnels les plus actifs dans la réalisation de séances sont incontestablement les aides-soignantes ! La possibilité d’agir effectivement sur les symptômes et sur le mal-être des patients, la motivation de ces personnes dans un service d’urgence qui pour venir ont interrompu parfois brutalement toute activité ainsi que l’utilisation d’un outil efficient dont elles ont la maîtrise ; tout ceci constitue un puissant aiguillon pour des professionnelles trop souvent jugées comme subalternes.

Tout lieu est disponible pour une séance, et ce dès l’arrivée du patient si elle paraît nécessaire à ce moment. Les acteurs du service ont acquis maintenant suffisamment d’expérience pour ne pas être perturbés par un environnement parfois bruyant ou agité.

La notion d’urgence entre parfois en collision avec le temps disponible. D’une part, il est rare que tous les métiers soient concernés en même temps, d’où l’importance d’avoir formé des professionnels de métiers variés, d’autre part on confond souvent urgence et précipitation. Aussi avoir des impératifs d’efficacité en un temps donné ne veut pas dire que tout doit être fait en même temps. L’urgence, c’est bien l’obtention d’un résultat final dans le temps le plus court, même si la réalisation d’un acte prend un temps jugé par certains important. Une prise en charge en urgence, dans l’agir pur, est contraignante en terme de nombre de personnels, de tensions psychiques pour le patient et pour les soignants, augmente la part d’anxiété voire de panique pour le patient. Cette angoisse est elle-même responsable de troubles organiques qui se rajoutent aux troubles déjà présents et qui sont à l’origine de la venue du patient. Lorsque cette prise en charge peut s’accompagner d’un espace où l’esprit prend sa part, où le somatique est guidé en partie par le psychique, les tensions s’apaisent pour tous et l’espace de soin devient plus serein. Pour tous. Et tous sont alors plus efficaces.

Cela est particulièrement vrai dans un espace confiné comme peut l’être celui des machines d’imagerie médicale (scanner et plus encore IRM). De même, la réalisation d’examens d’imagerie, y compris les radiographies traditionnelles, peut être très douloureuse voire impossible en cas d’urgence traumatologique. On est certes à l’extérieur du Service Médical d’Urgence, mais les patients ont régulièrement besoin de ces examens complémentaires. Il est rarement possible de les préparer à un tel confinement qui, dans certains cas, représente une agression supplémentaire, une angoisse surajoutée au mal-être parfois intense qu’ils ressentent. Travaillant conjointement avec le service d’Imagerie Médicale, c’est donc sciemment que nous avons inclus les personnels de ce service dans notre cycle de formation, et cela dès le début. Cependant, lorsque personne « d’hypnotiquement compétent » n’est disponible dans le service d’Imagerie, la continuité de la prise en charge se fera avec le personnel du Service Médical d’Urgence. Et c’est ainsi que nombre d’examens d’imagerie ont pu être réalisés dans de bonnes conditions, avec un temps de prise en charge globale beaucoup moins important et avec une sécurité tant du point du vue diagnostique que thérapeutique bien supérieure, que s’il avait fallu s’en passer ou les pratiquer sous sédation chimique.

Médecin urgentiste depuis 1989, j’exerce dans le Service Médical d’Urgence du Centre Hospitalier Saint-Joseph Saint-Luc à Lyon. Diplômé en algologie depuis 2010. Formé à l’hypnose en 2010 à l’Institut Milton H. Erickson d’Avignon-Provence, je la pratique dans le cadre de l’urgence depuis maintenant cinq ans et demi. Lauréat du prix « Urgence et Douleur » de la fondation APICIL en 2013, j’ai initié un programme de formation pour tout le personnel du service dans lequel j’exerce.

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belletDe l’inattendu à l’évidence.Dr Patrick Bellet

Il y a un peu plus de dix ans commençait l’aventure « Hypnose & Thérapies Brèves ». En voici quelques éléments. C’est Jean-Pierre Joly avec Daniel Renson qui en avaient posé les prémices éditoriales. Malheureusement, Jean-Pierre est décédé brutalement en janvier 2006 avant le premier numéro. Ton idée était bonne, votre idée était opportune. Dix ans plus tard, notre revue est devenue la plus importante d’Europe, la plus libre et originale du monde entier dans son domaine, comme me le confiait récemment Thierry Servillat qui m’a succédé en 2012 avec talent, élégance et intelligence.

belletCommencement et partage. Dr Patrick Bellet

28 août 2015, Paris. La flûte d’Isabelle Courroy accompagne cette histoire dans laquelle les légendes et les songes s’entrecroisent. Une improvisation musicale dont le souffle rythme les départs, les commencements, leurs obstacles et leurs dépassements. Aujourd’hui, la femme-lézard de Jean Paul Forest nage en notre compagnie, glissant son corps hybride de la pénombre de la jungle jusqu’à d’autres sillons plus organiques. Temps suspendu en hypnogenèse…

dominique-meggleMigrations en âge. Dr Dominique Megglé

Le Docteur Patrick Martin, rhumatologue de 52 ans, est en train de jouer aux billes avec ses petits copains dans la cour de récréation ; ils jouent à la tic et c’est agité : un garçon de sa classe tente de lui piquer les siennes et il se défend ; comme je suis le surveillant, il me montre discrètement son sac à trésor : elles sont toutes là, les normales, les calots, les agathes, les araignées, les porcelaines, les schroumpfs et les autres ; soudain, un sourire vengeur apparaît sur son visage : il vient de gagner un autre calot.

teresa-roblesPsychothérapie ericksonienne basée sur la Sagesse Universelle. Dr Teresa Robles

Teresa Robles vient nous parler de son cœur et de ses racines, complexes. De ce qu’elle a appris au contact de l’humanité où elle a grandi. Le Mexique : terre du maïs, l’une des espèces les plus nourricières, peut-être le symbole d’une fécondité universelle. Qu’est-ce que la Sagesse Universelle et comment elle est apparue, c’est en relation avec ce que je suis, c’est une longue histoire.

olivier-deslanglesL’Hypnose dans l’univers d’Amélie Poulain. Dr Olivier Deslangles

Quelques secrets dévoilés sur un fabuleux destin. Olivier Deslangles revient du ciné. Il est sous le charme. Amélie la malicieuse a su lui faire croire que les nains de jardin avaient un passeport. Elle est très forte en hypnose, Amélie. Au moins trois médecins, dont deux qui connaissent la technique, ont été subjugués. Voici ses secrets.

jane-turner120Des ressources sur toute la Ligne du Temps. Jane Turner

Comment la Ligne du Temps peut-elle servir dans un travail thérapeutique, y compris pour consolider les acquis du travail de changement et enrichir les ressources ?  Voilà ce que je me propose de traiter dans cet article. Comment la Ligne du Temps, modèle spécifique de transe et de transformation, permet aussi bien de trouver des remèdes aux problèmes posés qu’à rechercher, développer et consolider des ressources. Une technique particulière, « Le Générateur de Ressources », est présentée sous forme de protocole, suivie d’une proposition d’auto-application.

joelle-mignotRuines et palimpsestes. Joëlle Mignot

Ou comment utiliser les strates du temps en hypnothérapie ?Vous proposer une balade ?… Car se promener dans des ruines, c’est d’abord s’imprégner d’une ambiance très particulière où l’esprit est happé par les lieux d’un calme étrange où la pierre est singulièrement reine, lumineuse souvent… Chacun de vous a des souvenirs qui sans doute affluent, qui à Rome, qui à Athènes, qui encore à Vaison-la-Romaine, qui à Carthage ou à Pompéi…Les ruines rendent la marche hésitante d’où la nécessité d’être bien chaussés.

h&tbL’arrivée de l’hypnose dans un service médical d’urgence. Dr Didier Brodsky

L’urgence se définit par le temps disponible à l’accomplissement d’un acte, un service médical d’urgence devrait donc être le lieu de la meilleure utilisation du temps. L’hypnose, par contre, n’a pas de lien fixe avec cette quatrième dimension puisqu’elle va faire varier son unité de mesure en fonction des circonstances. Comment donc associer ces deux entités – l’urgence médicale et l’hypnose – alors que l’efficacité immédiate, encore plus que l’efficience, est devenue le point d’orgue de toute organisation sanitaire ?

h&tbL’Hypnose droit au coeur. Christine Favier

Au Centre Hospitalier Annecy-Genevois, la chirurgie cardiaque s’est développée rapidement, répondant à une demande croissante liée au développement de la région. En 2015, nous aurons réalisé 500 interventions sous CEC (circulation extra-corporelle) et à ce jour une centaine de TAVI (Transcatheter Aortic Valve Implantation). Lorsque la valve aortique est rétrécie, cela entraîne une surcharge du travail myocardique et une baisse du débit cardiaque. Le traitement de référence est le remplacement valvulaire aortique chirurgical.

stefano-colombo« Injecter du temps au temps » Dr Stefano Colombo

La modestie suggère de s’arrêter au constat de saint Augustin (354-430) : « Qu’est-ce donc le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais ; mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus. » Aristote (384-322) se posait la question si le temps est un produit de notre conscience ou s’il existe en dehors d’elle. Le changement d’aspect et de la position des astres indique un déplacement dans l’espace, un mouvement. Ce dernier nécessite de l’action du temps. Et voilà temps et espace déjà liés.

regis-dumasDestination Kaïros: l’éternité n’est pas de trop. Dr Régis Dumas

Un peu de temps à l’état pur…Tant qu’il n’y a pas de cela, il n’y a rien…« Le but de l’homme moderne sur cette terre est à l’évidence de s’agiter sans réfléchir, dans tous les sens, afin de pouvoir dire fièrement, à l’heure de sa mort : je n’ai pas perdu mon temps. »  Pierre Desproges. Je me rappelle encore la réflexion d’un de mes amis qui me disait à Dakar, affolé de notre course au temps : « Vous les Européens, vous avez la montre, nous les Africains, nous avons le temps. »

h&tbEntre les lignes. Aurélia Ballou

Aurélia Ballou, artiste discrète et talentueuse, accompagne l’hypnose depuis les débuts de la CFHTB. L’exposition « L’hypnose dans tous ses états », lors du 2e Forum à Vaison-la-Romaine en 2000, lui donna l’occasion d’exprimer la subtilité paradoxale de la cérémonie du thé. La précision délicate, éphémère du geste, dont la sédimentation froissée des sachets garde la chorégraphie. Origami de senteurs mêlées, rappel de ses origines asiatiques.

stefano-colombo« La plage du temps » Dr Stefano Colombo

La vague hésite, timide, elle effleure la surface, elle s’éclipse. Le sable doute entre les courbes convexes et les concaves. La brise, légère, s’insinue entre les grains, elle s’assoupit.
Les paupières changent de transparence, elles se figent. Le ciel se colore d’un azur brillant,
il s’épaissit. Le corps épouse l’arène, s’endort, il s’oublie. Les palmiers gesticulent dans un vent imaginaire, ils bourdonnent. Le rocher domine impérial, imbibé d’illusions, il se tétanise. Les couleurs se frayent un chemin entre les gouttes dispersées, elles se querellent. Les crevettes, indécises, s’enquièrent du fond marin, elles s’y abandonnent. Les poissons se faufilent entre les perles aquatiques, ils s’enflamment.

sophiecohen« Docteur, j’ai quelque chose… ». Sophie Cohen

« Docteur, j’ai quelque chose à vous dire ; en plus de quinze ans je n’ai jamais osé, mais… » Il y a peu, une personne me raconte cette pépite d’histoire. Alors, voici un accompagnement possible… Vous souvenez-vous du temps des étiquettes sur les manteaux ? Que de fois ai-je vu ma mère assise près de la fenêtre au salon, attelée à son ouvrage, elle cousait, raccommodait, brodait patiemment. Combien de fois ai-je vu ma mère qui coud ces petites étiquettes. Je la vois, maintenant, avec la patience inégalable de l’amour, avec le temps qu’il fait, pluvieux, beau ou neigeux, elle se pose près de la fenêtre.

belletLe baquet moral existe. A Rouen ! Dr Patrick Bellet

Aujourd’hui, « Références » s’ouvre sur une redécouverte du passé, l’existence d’un deuxième baquet de Mesmer, et peut-être, plus important encore, la « preuve indirecte » de son fameux secret. 2015 a été l’année des IXe Forum de la CFHTB et XXe Congrès mondial d’Hypnose à Paris, c’était aussi le bicentenaire de la mort de Franz Anton Mesmer à Meersburg, près du lac de Constance. Pour commémorer cet événement, nous avions envisagé de présenter le baquet de Mesmer à Paris.

christine-guillouxContes de temps sans mesure. Christine Guilloux

Un thème donné, une orientation vers le futur, le numéro 41 d’« Hypnose et Thérapies brèves » est à venir au joli mois de mai. Un thème donné, la temporalité. Une marque à poser sur le chemin pour célébrer dix ans d’existence. Aux confins du futur et du passé, un exercice de style pour tordre le cou aux idées reçues comme aux accélérations du temps. Quelles idées reçues ? Quelles accélérations du temps ? Voyager plus vite que la lumière, à la « warp speed » comme dans Star Trek et démontrer qu’Einstein avait tort quant aux limites de l’espace-temps ?

pr-andre-mullerLe temps de la douleur chronique. Pr André Muller

Itinéraire sensible d’un expert. C’est égoïstement que j’aimerais faire part de mon expérience. Médecin anesthésiste-réanimateur, agrégé de thérapeutique, algologue, je m’occupe de patients douloureux chroniques depuis près de quarante ans. Bien au fait des différences qui existent entre une douleur aiguë et une douleur chronique, j’ai toujours pris le temps d’expliquer à mes patients ces différences, insistant sur le fait que ce n’est qu’exceptionnellement que l’on peut « réduire à zéro » une douleur chronique, et qu’au mieux on peut espérer, grâce à une prise en charge pluriprofessionnelle, une amélioration suffisante pour rendre le quotidien vivable.

Hypnothérapeutes à Paris

Conduites addictives (tabac, alcool) : l’hypnose à la rescousse

h&tb38-110Par Elisabeth LAFONT – Médecin à Salon de Provence. Ancien conseiller médical à la Direction Générale de l’ARS de Corse.

Longtemps sous-estimée, l’utilité de l’hypnose en addictologie apparaît de plus en plus évidente et attire l’attention des acteurs de santé publique.

DÉFINITION DE L’ADDICTION

Le concept d’addiction se définit par un état dans lequel tout le comportement se focalise sur la production d’une satisfaction (et la disparition de sensation aversive), avec une incapacité de le maîtriser et son maintien en dépit des conséquences délétères. Il regroupe les addictions aux substances et les addictions comportementales.

L’addiction implique une succession de neuroadaptations aboutissant à une reprogrammation de circuits neuronaux impliqués dans le plaisir et la motivation, la mémoire, le conditionnement, les fonctions exécutives, le jugement, le contrôle de soi et la réaction au stress. Elles entraînent des modifications complexes dans les fonctions psychologiques et dans le comportement. Des facteurs génétiques, développementaux et envi ronnementaux influencent le décours et la sévérité du processus.

La consommation compulsive et pathologique de drogue entraîne donc une altération de la plasticité du cerveau (avec la suppression de la dépression à long terme ou DLT) qui lui permet normalement de développer de nouvelles traces mnésiques et donc d’adapter le comportement.

L’addiction est un exemple de pathologie de la motivation et de la récompense. Au niveau neurobiologique, l’administration de différentes substances psychoactives (ou la répétition de certains comportements) augmente de façon explosive la libération de dopamine, mais aussi la libération des endorphines (avec l’alcool, par exemple, ou dans le comportement de sport addict). Toutes ces substances stimulent donc le circuit de récompense, le « centre du plaisir ».

Par ailleurs, on observe au niveau neuro-imagerie dans les mécanismes de dépendance, l’importante sollicitation des structures méso-cortico-limbiques (système hédonique, axe dopaminergique), du noyau accumbens et des voies dopaminergiques. Ces régions du cerveau sont également impliquées dans la thérapie par l’hypnose.

QUEL EST L’APPORT DES TECHNIQUES D’HYPNOSE MÉDICALE DANS LA PRISE EN CHARGE DES PATIENTS ADDICTS ?

« L’hypnose est un moyen de communiquer au malade des idées et une compréhension de lui-même, de telle manière qu’il sera particulièrement réceptif aux idées présentées » (Milton Erickson, Congrès international d’hypnose, Paris, 1965).

L’hypnothérapie est une technique de médecine non allopathique, une thérapie complémentaire, alternative ou adjuvante. Elle permet d’avoir un autre regard, un autre angle d’approche, de la perspective par rapport à sa problématique.

Elle est utilisée comme une thérapie dans la prise en charge en addictologie, et ce dès 1900 (« La méthode par suggestion hypnotique est la méthode par excellence pour le traitement des ivrognes»).

Des études prouvent son intérêt ; elles sont parfois discutables en terme de méthodologies, car difficilement réalisables. Le domaine psychosocial est plus facile à évaluer qualitativement que quantitativement, et la technique par l’hypnose est souvent patient et opérateur (thérapeute) dépendante.

Par ailleurs, l’absence de motivations de recherche des laboratoires pharmaceutiques s’explique car elles sont financièrement peu intéressantes en termesde retombées et de rentabilités ultérieures.

Cependant, malgré tous ces écueils, de nombreuses études existent et la recherche demeure prolifique.

Les voies de recherche pharmacologiques sont prometteuses, par la connaissance du « circuit de la récompense ». La personne addict poursuit un objectif initial de plaisir et souhaite revivre ses sensationsde bien-être, de jouissance voire de plénitude, avec le souvenir d’avoir éprouvé à un instant « t » un état quasi orgasmique (le flash). L’usage répété du produit ou du comportement viendra ensuite.

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Hypnose et Thérapies Brèves n°38 Edito du Dr Thierry SERVILLAT, Rédacteur en Chef
L’hypnose, une pratique mondiale. Nos yeux sont maintenant rivés sur Paris, sur ses aéroports et ses gares d’où vont arriver dans quelques semaines nos collègues du monde entier. Dame Tour Eiffel, redessinée par Jean-Michel Hérin, va devenir l’emblème de l’hypnose pendant 4 jours. Un bien beau symbole que cet exploit que Gustave, son concepteur, réussit après avoir mené pendant plusieurs années une intense campagne de communication pour susciter l’adhésion – au début très hypothétique – des décideurs et du grand public.

OHM. organisme hypnotiquement modifié. Dr Patrick Bellet
Ou comment réparer et cicatriser les blessures « En voilà une idée. Encore un de ces titres accrocheurs pour attirer l’attention ! » C’est ce que me disait un stagiaire lorsque nous évoquions les modifications sensorielles et trophiques en relation avec des suggestions hypnotiques.  Il remarquait, critique, que la forme, le nom donné conférait la propriété suggérée au sujet auquel elle s’appliquait.

Modeler le lien : massage et hypnose en suicidologie
Lorsque l’envie de vivre s’est échappée, mais que la vie est encore là après un échec à la supprimer, des pratiques innovantes sont les bienvenues pour frayer un chemin possible pour et avec le patient qui n’a plus, ou presque plus, l’espoir. Dans notre pratique d’hypnothérapeute, massothérapeute et de psychologue clinicienne en centre de prévention, nous travaillons à l’accompagnement des personnes ayant commis une tentative de suicide.

Comment aggraver ? Pour améliorer paradoxalement
Dans la tradition de l’école de Palo Alto, la nouvelle génération des thérapeutes stratégiques approfondit et nuance les approches de leurs maîtres fondateurs. Jusqu’à notre prochaine rencontre, je vais vous demander, chaque jour, de vous poser plusieurs fois la question suivante : « Que pourrais-je faire activement pour faire empirer ma situation ? Que devrais-je dire (ou ne pas dire), faire (ou ne pas faire), penser (ou ne pas penser), si je voulais volontairement augmenter mes problèmes, aggraver mon mal-être ? »

74 jours en canoë : le périple d’Erickson
Le voyage en canoë qui élargit la conscience du jeune Erickson, pavant le chemin pour ses futures stratégies thérapeutiques.Vingt-quatre mois après s’être rétabli d’un épisode sévère et prolongé de poliomyélite, encore à peine capable de se passer de béquilles, le jeune Milton Hyland Erickson, 21 ans, entreprit un voyage qui élargit significativement sa perspective sur la vie et influença grandement son travail à l’âge adulte en tant que médecin et hypnothérapeute.

Nourritures. Dr Thierry Servillat
Corine Pelluchon, Les nourritures. Philosophie du corps politique, L’Ordre philosophique, Seuil, Paris, 2015. La lecture de ce livre est un délice. Et ce pour plusieurs raisons : d’abord les propos de Corine Pelluchon, professeure de philosophie à l’université de Franche-Comté, spécialiste en éthique médicale et biomédicale, sont pleinement orientés vers la vie. Ayant déjà travaillé sur la vulnérabilité (L’autonomie brisée. Bioéthique et philosophie, 2009 ; La raison du sensible. Entretiens autour de la bioéthique, 2009.

«Qu’attendez-vous de moi ?». Dr Stefano COLOMBO Quiprocquo, Malentendu et Incommunicabilité 38
La saison touristique bat son plein : tout le monde, ou presque, est en vacances. Agence de voyages pour les traditionnels, internet pour les plus speedy, nousavons les yeux rivés sur l’endroit de rêve : lieu insolite, loin de tout rappel au travail, à juste quelques heures de chez nous, plage céleste sans baigneurs, bungalow toutes commodités isolé de tous, au beau milieu de la nature sauvage, proche des voies de communication, le silence de la forêt et la liaison wi-fi, sans montre au poignet, le portable dans la poche, évidemment sur« silence », quitte à le regarder deux fois l’heure juste pour savoir si nous sommes capables de deviner l’heure en nous basant sur le soleil et les ombres.

Un nouveau rapport INSERM sur l’hypnose. Antoine Bioy
L’unité Inserm U669, dirigée par le Pr. Bruno Falissard, s’intéresse aux problèmes de santé mentale dans une perspective de santé publique. A la demande du ministère de la Santé (Direction générale de la Santé), cette unité de recherche a pour mission d’évaluer diverses pratiques thérapeutiques dites « non conventionnelles ». Elle a déjà publié plusieurs rapports (mésothérapie, chiropratique, biologie totale, ostéopathie, auriculothérapie, acupuncture…).

Conséquences d’un Si.
Il y a quelques mois, au cours d’un dîner, un ami me lance : « Et toi ? Tu ne viendrais pas sauter en parachute avec moi ?» (Sachant très bien qu’il s’adressait à la personne pour laquelle, d’ordinaire, un dos d’âne pris sans trop de précaution créait déjà des sensations vertigineuses!) Sans que je m’y attende, ma bouche articule un mot franc et intelligible : « Si.» A la surprise générale, ainsi qu’à la mienne, je dois l’avouer, je réponds par l’affirmative à cette demande aussi inattendue, que définitive.

La main froide du sage-femme
Suture sous hypnose en maternité. Par cet article je souhaite partager avec vous l’histoire d’un accouchement sous hypnose. Cette histoire pourrait aussi s’intituler « L’accouchement surprise ».  Nelly est une patiente de 29 ans, primipare sans antécédents particuliers. Le couple a choisi d’être suivi par un intervenant unique pendant toute la grossesse, y compris pendant l’accouchement, c’est ce qu’on appelle le « suivi global ».

Un amour bouleversant
Tout a commencé il y a cinq ans… Ou peut-être plus. Après un parcours « traditionnel » de pratique de la kinésithérapie, je décidais de partir en quête d’une technique liant le corps et l’esprit.  Alors tout naturellement je me suis adressé à l’IMELyon pour intégrer le cycle I de cette formation en hypnose éricksonienne. Plein d’attente, d’interrogations, mes sens étaient en éveil.

Hypnothérapeutes à Paris

Nourritures. Dr Thierry Servillat

thierry-servillatBIBLIOGRAPHIE

Corine Pelluchon, Les nourritures. Philosophie du corps politique, L’Ordre philosophique, Seuil, Paris, 2015.

les-nourritures

La lecture de ce livre est un délice. Et ce pour plusieurs raisons : d’abord les propos de Corine Pelluchon, professeure de philosophie à l’université de Franche-Comté, spécialiste en éthique médicale et biomédicale, sont pleinement orientés vers la vie. Ayant déjà travaillé sur la vulnérabilité (L’autonomie brisée. Bioéthique et philosophie, 2009 ; La raison du sensible. Entretiens autour de la bioéthique, 2009 ; Eléments pour une éthique de la vulnérabilité. Les hommes, les animaux, la nature, 2011), notion éricksonienne centrale (« Les faiblesses sont les fibres de la vie », M.H. E.), elle centre dans son dernier livre son propos sur le corps. C’est un deuxième motif d’intérêt pour nous, hypnothérapeutes.

Dès le début, Corine Pelluchon situe son propos dans la continuité d’Emmanuel Levinas : « Au commencement était la faim ». Et elle commente à sa manière : « Ainsi, le corps est le point de départ de notre expérience. Il rabat la prétention de la conscience à être à l’origine de tout le sens (…). » Voilà qui peut aussi nous intéresser, nous praticiens (même quand nous sommes « psy ») du corps qui n’avons pas attendu les découvertes des neurosciences (y compris celle sur le deuxième cerveau digestif1) pour envisager (après Nietzsche, il est vrai) la possibilité d’une pensée corporelle. Nous qui, aussi, nous préparons au congrès de Paris dont la conscience sera la thématique centrale.

La conséquence d’une telle prémisse sur la centralité du corps est immédiate, et nous pourrions la qualifier de systémique: « Nous sommes immergés dans un monde sensible et celui-ci n’est pas habité uniquement par des hommes ni même façonnés exclusivement par eux. » Y vivent en effet, nous le savons depuis notre plus tendre enfance – mais que faisons-nous de ce savoir plus tard ? –, végétaux et animaux, et aussi la terre, le minéral.

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Hypnose et Thérapies Brèves n°38 Edito du Dr Thierry SERVILLAT, Rédacteur en Chef
L’hypnose, une pratique mondiale. Nos yeux sont maintenant rivés sur Paris, sur ses aéroports et ses gares d’où vont arriver dans quelques semaines nos collègues du monde entier. Dame Tour Eiffel, redessinée par Jean-Michel Hérin, va devenir l’emblème de l’hypnose pendant 4 jours. Un bien beau symbole que cet exploit que Gustave, son concepteur, réussit après avoir mené pendant plusieurs années une intense campagne de communication pour susciter l’adhésion – au début très hypothétique – des décideurs et du grand public.

OHM. organisme hypnotiquement modifié. Dr Patrick Bellet
Ou comment réparer et cicatriser les blessures « En voilà une idée. Encore un de ces titres accrocheurs pour attirer l’attention ! » C’est ce que me disait un stagiaire lorsque nous évoquions les modifications sensorielles et trophiques en relation avec des suggestions hypnotiques.  Il remarquait, critique, que la forme, le nom donné conférait la propriété suggérée au sujet auquel elle s’appliquait.

 

h&tb38-110Conduites addictives (tabac, alcool) : l’hypnose à la rescousse

Longtemps sous- estimée, l’utilité de l’hypnose en addictologie apparaît de plus en plus évidente et attire l’attention des acteurs de santé publique. Le concept d’addiction se définit par un état dans lequel tout le comportement se focalise sur la production d’une satisfaction (et la disparition de sensation aversive), avec une incapacité de le maîtriser et son maintien en dépit des conséquences délétères. Il regroupe les addictions aux substances et les addictions comportementales.

 

Modeler le lien : massage et hypnose en suicidologie
Lorsque l’envie de vivre s’est échappée, mais que la vie est encore là après un échec à la supprimer, des pratiques innovantes sont les bienvenues pour frayer un chemin possible pour et avec le patient qui n’a plus, ou presque plus, l’espoir. Dans notre pratique d’hypnothérapeute, massothérapeute et de psychologue clinicienne en centre de prévention, nous travaillons à l’accompagnement des personnes ayant commis une tentative de suicide.

Comment aggraver ? Pour améliorer paradoxalement
Dans la tradition de l’école de Palo Alto, la nouvelle génération des thérapeutes stratégiques approfondit et nuance les approches de leurs maîtres fondateurs. Jusqu’à notre prochaine rencontre, je vais vous demander, chaque jour, de vous poser plusieurs fois la question suivante : « Que pourrais-je faire activement pour faire empirer ma situation ? Que devrais-je dire (ou ne pas dire), faire (ou ne pas faire), penser (ou ne pas penser), si je voulais volontairement augmenter mes problèmes, aggraver mon mal-être ? »

74 jours en canoë : le périple d’Erickson
Le voyage en canoë qui élargit la conscience du jeune Erickson, pavant le chemin pour ses futures stratégies thérapeutiques.Vingt-quatre mois après s’être rétabli d’un épisode sévère et prolongé de poliomyélite, encore à peine capable de se passer de béquilles, le jeune Milton Hyland Erickson, 21 ans, entreprit un voyage qui élargit significativement sa perspective sur la vie et influença grandement son travail à l’âge adulte en tant que médecin et hypnothérapeute.

«Qu’attendez-vous de moi ?». Dr Stefano COLOMBO Quiprocquo, Malentendu et Incommunicabilité 38
La saison touristique bat son plein : tout le monde, ou presque, est en vacances. Agence de voyages pour les traditionnels, internet pour les plus speedy, nousavons les yeux rivés sur l’endroit de rêve : lieu insolite, loin de tout rappel au travail, à juste quelques heures de chez nous, plage céleste sans baigneurs, bungalow toutes commodités isolé de tous, au beau milieu de la nature sauvage, proche des voies de communication, le silence de la forêt et la liaison wi-fi, sans montre au poignet, le portable dans la poche, évidemment sur« silence », quitte à le regarder deux fois l’heure juste pour savoir si nous sommes capables de deviner l’heure en nous basant sur le soleil et les ombres.

Un nouveau rapport INSERM sur l’hypnose. Antoine Bioy
L’unité Inserm U669, dirigée par le Pr. Bruno Falissard, s’intéresse aux problèmes de santé mentale dans une perspective de santé publique. A la demande du ministère de la Santé (Direction générale de la Santé), cette unité de recherche a pour mission d’évaluer diverses pratiques thérapeutiques dites « non conventionnelles ». Elle a déjà publié plusieurs rapports (mésothérapie, chiropratique, biologie totale, ostéopathie, auriculothérapie, acupuncture…).

Conséquences d’un Si.
Il y a quelques mois, au cours d’un dîner, un ami me lance : « Et toi ? Tu ne viendrais pas sauter en parachute avec moi ?» (Sachant très bien qu’il s’adressait à la personne pour laquelle, d’ordinaire, un dos d’âne pris sans trop de précaution créait déjà des sensations vertigineuses!) Sans que je m’y attende, ma bouche articule un mot franc et intelligible : « Si.» A la surprise générale, ainsi qu’à la mienne, je dois l’avouer, je réponds par l’affirmative à cette demande aussi inattendue, que définitive.

La main froide du sage-femme
Suture sous hypnose en maternité. Par cet article je souhaite partager avec vous l’histoire d’un accouchement sous hypnose. Cette histoire pourrait aussi s’intituler « L’accouchement surprise ».  Nelly est une patiente de 29 ans, primipare sans antécédents particuliers. Le couple a choisi d’être suivi par un intervenant unique pendant toute la grossesse, y compris pendant l’accouchement, c’est ce qu’on appelle le « suivi global ».

Un amour bouleversant
Tout a commencé il y a cinq ans… Ou peut-être plus. Après un parcours « traditionnel » de pratique de la kinésithérapie, je décidais de partir en quête d’une technique liant le corps et l’esprit.  Alors tout naturellement je me suis adressé à l’IMELyon pour intégrer le cycle I de cette formation en hypnose éricksonienne. Plein d’attente, d’interrogations, mes sens étaient en éveil.

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