Hypnose Thérapeutique Paris 11

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hypnothérapeutes 75011

Cabinet d’Hypnose Thérapeutique, EMDR-IMO et Thérapies Brèves de Paris 11

41, rue Oberkampf
75011 Paris
01.43.55.11.66

 

Laurent GROSSLaurent Gross hypnose ericksonienne Paris
Hypnothérapeute, Kinésithérapeute, Psychothérapeute certifié ARS en 2013
Président du CHTIP, Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris.
Conférencier aux Congrès de la CFHTB, Confédération Francophone d’Hypnose et Thérapies Brèves.
Formations aux Cercle de Lariboisière, Institut Milton Erickson d’Avignon, Institut Emergences Rennes.
Spécialisé sur le Psychotraumatisme
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Formateur en EMDR-IMO
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Valérie TOUATI-GROSSHypnose Paris 11, Valérie Touati-Gross
Hypnose Thérapeutique, Ostéopathe DO.
Formation en Hypnose et Thérapies Brèves au CHTIP, Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris.
Formée au Psychotraumatisme, EMDR – IMO.
Spécialisée en hypnose et trouble de l’infertilité inexpliquée, PMA, FIV, Grossesse, Douleur…. Site internet : Hypnose, FIV, PMA et ostéopathie
Consultations au cabinet du 11ème le Vendredi

prendre rdv avec valerie touati grossPrendre rendez-vous en ligne sur Doctolib

 

 

 

Consulte aussi les Lundi Mardi, Mercredi et Jeudi auHypnose Ericksonienne Paris 4, Valérie Touati-Gross
Cabinet d’Ostéopathie et d’Hypnose à Paris 12
218, rue du Faubourg Saint-Antoine. 75012
Métro Faidherbe Chaligny (ligne 8) ou Reuilly-Diderot (ligne 1)
Site Internet: http://hypnose-therapie-breve.com/valerie-touati-gross-hypnose-paris

 

 

Florent HAMONFlorent Hamon, Hypnose 75011
Hypnothérapeute, Infirmier Anesthésite.
D.U Hypnose et Anesthésie à la Faculté de Médecine du Kremlin-Bicêtre.
Formation en Hypnose et Thérapies Brèves au CHTIP, Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris.
Formé au Psychotraumatisme, EMDR – IMO
Spécialisé en hypno-analgésie, auto-hypnose, douleur chronique et aigüe.
Site Internet: http://hypnose-therapie-breve.com/florent-hamon-hypnose-paris
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Théo CHAUMEILhypno-analgésie
Hypnothérapeute.
Kinésithérapeute.
Spécialiste en Hypno-Analgésie, hypnose médicale en Douleur Chronique et Douleur Aigüe.
EMDR-IMO
http://www.hypnoseparis.fr/Theo-Chaumeil-Kinesitherapeute-et-Hypnotherapeute_a17.html

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Sophie TOURNOUËRHypnothérapeute
Hypnothérapeute.
Psychologue Clinicienne.
Thérapies Brèves.
Thérapies Narratives.
Thérapies Familiales.
Thérapies de Couple
EMDR-IMO
http://www.hypnoseparis.fr/Sophie-Tournouer-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-Familiale_a20.html

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Mariline MORCILLOhypnotherapeute à Paris
Hypnothérapeute.
Infirmière DE.
Thérapies Brèves.
Spécialiste en hypno-analgésie, et des troubles du syndrome de l’intestin irritable.
http://www.hypnoseparis.fr/Mariline-Morcillo-Hypnotherapeute-et-Infirmiere-a-Paris_a15.html
Tel ligne directe: 06 87 03 38 69

Hypnothérapeutes à Paris

Formation au Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris. Critères d’admissibilité et éthique.

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philippe aim laurent philippe grossInscription à la formation

Les conditions nécessaires et les démarches à suivre:

– Être un professionnel de la Santé (Médecin, Dentiste, Psychologue, Infirmièr(e), Sage-femme, Kinésithérapeute, Ergothérapeute, Psychothérapeute agréé ARS)

– Envoyer un mail à partir de notre formulaire en cliquant ici à l’adresse du Collège
o Un mini-CV retraçant votre parcours professionnel
o Une dizaine de lignes expliquant votre motivation à vous inscrire et la façon dont vous comptez utiliser l’hypnose dans le cadre de votre exercice professionnel

–  Par la suite, une réponse vous parviendra vous confirmant on non la possibilité d’inscription pour la formation demandée au sein du CHTIP, et vous pourrez nous faire parvenir votre photo, afin de constituer votre dossier.

La formation : quels critères pour une bonne formation ?

De façon bien légitime, de nombreuses personnes veulent donc se former. Mais dès lors, comment reconnaître une « bonne formation » à l’hypnose?

1. Les étudiants: uniquement des professionnels du soin diplômés !

L’hypnose est une pratique thérapeutique et puissante qui ne devrait pas être pratiquée par tout un chacun mais uniquement par des professionnels du soin diplômés (professionnels de santé), tout comme n’importe quelle technique de soins. Ce n’est pas juste une technique de développement personnel ou de relaxation.

Un institut de qualité se distingue donc par sa volonté de ne former que des professionnels du soin. Il en va de la protection des patients.
Méfiez-vous donc de ceux qui ouvrent l’hypnose à « n’importe qui » ou à tous ceux désirant se former, tout, comme vous auriez été méfiant envers un institut qui formerait à la chirurgie ou à la prescription de médicament tous ceux qui le souhaiteraient… Commercialement c’est bien plus rentable, mais ce n’est pas très éthique.

2. Les enseignants: des professionnels du soin expérimentés !

Par symétrie, il semble évident que les dirigeants et enseignants de l’institut soient des professionnels du soin diplômés. Ils doivent également être expérimentés dans la pratique de l’hypnose et dans l’enseignement.

Méfiez-vous donc des titres un peu atypiques « maître praticien de… » / « formé par… » / « seul habilité à… » / ou qui ont simplement le titre d’hypnothérapeute (qui n’est pas protégé et qu’hélas, n’importe qui peut « s’attribuer »…). C’est ainsi qu’on verrait d’authentiques professionnels  du soin expérimentés se faire « superviser » par des personnes n’ayant aucun titre de soignant reconnu !

3. Les conditions de la pratique: dans le cadre de notre profession !

De même les étudiants doivent être encouragés à pratiquer l’hypnose dans le cadre du décret de compétences, du règlement ou de la déontologie de leur profession médicale ou soignante. La formation d’hypnose à elle seule ne fait pas une qualification professionnelle de soignant, hypnothérapeute n’est pas un métier, c’est une corde que l’on ajoute à son arc (ou à son violon), dans le cadre du métier que l’on exerce.

Méfiez-vous donc de ceux qui prétendent apprendre un métier à leurs élèves, leur apprendre à devenir des professionnels de la thérapie…voire (ça se voit !) leur apprennent à faire un business plan et à s’installer en tant que thérapeute…

Code éthique

L’intérêt et le bien-être du patient constituent l’unique objectif.

L’hypnose est considérée comme une possibilité d’aide parmi d’autres formes de pratiques scientifiques ou cliniques validées. Il en résulte que la connaissance des techniques d’hypnose ne saurait constituer une base suffisante pour l’activité thérapeutique ou de recherche. L’hypnopraticien doit donc avoir les diplômes requis lui permettant d’exercer dans le champ où s’exerce son activité hypnotique : Médecin, Chirurgien-dentiste, Psychologue, Sage-femme, Infirmier, Kinésithérapeute.

L’hypnopraticien limitera son usage clinique et scientifique de l’hypnose aux aires de compétences que lui reconnaît le règlement de sa profession.

L’hypnose ne sera pas utilisée comme une forme de distraction. Tout particulièrement, toute participation à des spectacles publics, ludiques sera proscrite.

L’hypnopraticien ne facilitera ni ne soutiendra la pratique de l’hypnose par des personnes non qualifiées.

Responsables de Formations: Laurent Gross & Philippe Aïm

Le lieu de la formation en hypnose à Paris vous sera communiqué après inscription.

 

Laurent Gross

Dirige le Collège d’Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris. Il est kinésithérapeute, hypnothérapeute, praticien & superviseur EMDR-IMO et responsable de formation

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Cette phobie, une peur de mourir… ou de vivre ? Dr Adrian CHABOCHE

Revue Hypnose et Thérapies Brèves n°48

Dans notre exploration des dimensions humaines et de ce qu’elles recèlent de mystérieux aux confins des pathologies, il semble nécessaire à notre pratique de s’autoriser à avoir des regards innovants et neufs sur ce que l’on pense savoir. Nos connaissances, les théories, si elles nécessitent bien qu’on les maîtrise à un moment donné, sont là pour être oubliées. Ou ré-inventées. Sinon gare aux praticiens qui s’enferment dans le sachant, et oublient qu’Erickson lui-même n’a théorisé que… l’importance de ne pas théoriser ! L’hypnose est une voie de non-connaissance, là où l’on accepte de ne plus savoir ce que l’on savait du patient afin de le laisser prendre place dans l’espace thérapeutique. Le symptôme du patient lui appartient autant que sa maladie ne nous appartient jamais.

La phobie fait partie des grandes indications de l’hypnose. Du moins c’est ce qui est perçu par bon nombre. Nous savons bien sûr qu’il n’y a pas de bonnes indications à l’hypnose, étant donné que notre travail s’applique essentiellement sur le lien qu’entretient la personne vis-à-vis de sa plainte. Si l’état hypnotique permet une modulation de la perception de la douleur, on sait aussi que l’effet n’est pas permanent en hypnoanalgésie et hypnosédation, mais que cela doit permettre d’ouvrir au patient la possibilité d’acquérir un état d’être, qu’on appelle souvent « autohypnose », qui lui permettra lui- même de continuer d’agir sur sa plainte. La disparition du symptôme était considérée par François Roustang comme un « accident » thérapeutique, car ce qui est visé par le thérapeute ce n’est pas la plainte, qui est le prétexte humble de la consultation, mais que le patient puisse se réinstaller à sa propre vie.

S. est une jeune femme dynamique qui vient me voir.

– « Docteur, j’ai une phobie de l’avion. – Qu’est-ce qui vous y fait peur ?
– L’idée que le sol puisse se dérober, que je puisse tomber dans le vide.
– Et que voudriez-vous que l’on puisse y faire ?
– Que cela disparaisse… ne plus avoir peur de tomber…
– Je ne peux rien pour vous, ce serait alors de faire disparaître quelque chose qui est censé vous protéger ! Vous imaginez vous pencher au-dessus d’un en- droit sans la sauvegarde de vous dire que vous pourriez tomber…

– Mais et l’avion ?
– Jusqu’à maintenant, que vous puissiez trouver étrange et un peu inquiétant d’envoyer dans le ciel plusieurs milliers de tonnes, assise sur un réservoir de carburant, ne paraît pas anormal. Voyons alors comment apprendre à tomber… »

Je l’invite à se concentrer sur un point devant elle, comme étant ce à quoi on veut se raccrocher pour ne pas tomber. Sa focalisation entraînant lentement la fermeture de ses yeux, qu’elle tente de rouvrir par instant.

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Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
Bouffées de chaleur: apports de l’hypnose. Marc PICARD-DESTELAN
Je travaille sur le problème des bouffées de chaleur dans le cadre d’un établissement de soins pour des personnes souffrant de cancer, en particulier le cancer du sein. En effet, ces soins entraînent fréquemment des modifications hormonales responsables de bouffées de chaleur.

 

Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
Les 11 principes d’Erickson. Etude synthétique
Abraham HERNÁNDEZ COVARRUBIAS. Article traduit par Gérard FITOUSSI
Erickson était réputé pour son efficacité thérapeutique et la rapidité avec laquelle il traitait les patients difficiles. C’était sa spécificité et, pour
y parvenir, il n’hésitait pas à utiliser des techniques et des stratégies différentes avec
un style qui lui était propre.Il n’a cependant pas systématisé ses stratégies.

 

Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
Note troisième. Selon François Roustang. Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND
En quelques mots, François Roustang dessine, sans détour, la place singulière que tient le symptôme dans son univers. Tout symptôme en effet y est considéré comme « une isolation, un retranchement du flux de la vie, un arrêt, une mise à l’écart »

 

Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
Traumatismes complexes : Adaptation de l’hypnose. Olivier PIEDFORT-MARIN
Les séquelles de traumatismes complexes sont souvent un défi pour la psychothérapie
à bien des égards. Par traumatismes complexes on comprend principalement des événements traumatisants pendant l’enfance et l’adolescence, événements souvent répétés ou réguliers sur de nombreuses années.

 

Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
Personne âgée démente et l’hypnose aux urgences. Marie-Laure MOUEZA
En tant que soignante, je me forme au mieux. Actuellement la réponse médicamenteuse est limitée. On ne dispose pas de traitement curatif. Les traitements non médicamenteux apportés par les soignants sont alors d’une grande importance car ils sont souvent les seuls mis en œuvre pour maintenir l’état de santé et d’autonomie des personnes. J’ai donc décidé de me former à l’hypnose.

 

Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
La respiration est le souffle de vie. Jeanne-Marie Jourdren
La vie est indissociable de la respiration. Le soin l’est tout autant : la respiration est le lien qui unit le monde intérieur du patient au monde extérieur. Quel que soit le soin effectué, quelle que soit la discipline pratiquée, le soignant devra être attentif à la respiration du patient. La respiration traduit de façon fidèle le rythme du monde intérieur de tout un chacun.

 

Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
Mouvement de respiration. Concepcion RUANO-SICHI
« C’est toujours le même mouvement, il suffit de se fondre en lui, de s’y absorber. Tenter de revenir. Tenter de passer. Affronter l’écume et la vague. On pourrait croire que c’est un affrontement mais on aurait perdu d’avance. On n’affronte rien. Entrer dans l’océan ne peut pas être l’affronter. On entrera un peu plus loin, on s’accordera à lui. C’est toujours le même mouvement. Dans l’espace physique de la vague. Dans la pensée. C’est ce mouvement-là, exactement. La liberté qu’on prévoit, qu’on entrevoit après la barrière de la vague.

 

Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
En orthophonie, la respiration. Isabelle HUÉ-DELETTREZ
L’attention à la respiration du patient revêt, pour l’orthophoniste, une importance particulière, que la plainte concerne la voix, l’articulation, la communication bien évidemment, mais aussi dans les autres domaines d’exercice de l’orthophonie tels que le langage écrit, les troubles affectant la logique, les mathématiques, la neurologie…

 

Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
Observer et utiliser la respiration. Jean-Michel HÉRIN
Que ce soit dans des domaines aussi variés que l’Anesthésie, l’Hypnose, l’Acupuncture ou l’Art, la respiration est fondamentale. Ce mouvement initial est essentiel puisque, c’est un lieu commun, quand il n’y a pas de respiration, il n’y a pas de vie. De la même manière, ce qui ne bouge pas, ce qui n’est pas dynamique, est figé. Il ne « respire » pas.

 

Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
La respiration est le premier mouvement qui nous attache à la vie : sans ce mouvement, pas d’énergie et pas de vie. Le manque de cette énergie est crucial. Cette énergie est vitale, elle nous remplit de vie. La variation de cette énergie aura des conséquences sur tout notre organisme, sur toutes les fonctions vitales. Lorsqu’elle vient à manquer, le corps met en œuvre mille et une stratégies pour compenser et préserver ce qui est de plus précieux : la vie.

 

Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
« Ça tombe bien ! » Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 48
Pas vrai ! Mon vélo a de nouveau un pneu crevé, juste maintenant quand je dois aller au cabinet et suis déjà limite avec le temps.
« Salut ! mais que fais-tu dans le froid de ce matin ? » Ah, ça tombe bien, un ami qui passe au bon moment avec sa bagnole. Je lui demande un passage et réussis à arriver à temps au boulot.

 

Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
Laissez advenir…Sophie COHEN
Laissez advenir… Laissez advenir ce qui est… ce qui est là… présent, dans le maintenant à l’intérieur de vous-même… Sentir ce qui est en place à l’intérieur de vous-même… de votre corps… ressentir, oui, comme ça… c’est très bien… Juste res- sentir ce qui est… est-ce que vous sentez les zones fraîches… les zones chaudes ? Sentez-vous ici des tiraillements ? Là des fourmillements ?…

 

Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
Cette phobie, une peur de mourir… ou de vivre ? Dr Adrian CHABOCHE
Dans notre exploration des dimensions humaines et de ce qu’elles recèlent de mystérieux aux confins des pathologies, il semble nécessaire à notre pratique de s’autoriser à avoir des regards innovants et neufs sur ce que l’on pense savoir. Nos connaissances, les théories, si elles nécessitent bien qu’on les maîtrise à un moment donné, sont là pour être oubliées. Ou ré-inventées.

 

Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
Hypnose et danse avec Catherine Contour. Dr Dina ROBERTS
Pour ce numéro, j’ai choisi d’inviter Catherine Contour, dont la pratique artistique et pédagogique a été considérablement influencée par le pas de côté
qui l’a emmenée vers l’hypnose. A partir d’une formation aux arts décoratifs et à la danse contemporaine, elle enrichit son approche du corps et du mouvement par des pratiques énergétiques. C’est lors d’un stage de Qi gong organisé par Jean Becchio qu’elle découvre par hasard l’hypnose à laquelle elle décide alors de se former et qui prendra peu à peu une place centrale dans son travail.

 

Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
Les Grands Entretiens: Jean-Marc Benhaiem par Gérard Fitoussi
Une des premières questions qui me vient à l’esprit est celle qui a mené à la création du premier diplôme universitaire d’hypnose à la Pitié Salpêtrière, lieu hautement symbolique. Peux-tu nous en donner la genèse ? Jean-Marc Benhaiem : Après avoir ouvert une formation à l’hypnose médicale en 1996, je décide en 2000 de proposer à l’Université de la transformer en DU.

 

Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
Livres en bouche. Jean-Marc Benhaiem
30 jours pour pratiquer l’autohypnose, Pascale Chami, psychologue, Damien du Perron, médecin. J’ai lu le livre et j’ai aimé ! Les deux auteurs de cet ouvrage, aidés par une longue pratique d’hypnothérapeutes, ont décidé de construire des exercices qui sont des réponses à nos problèmes.

 

Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
Recherches: Neuroscience of consciousness 2017. Dr Adrian CHABOCHE
Cet article est le fruit d’une initiative conjointe de la Société internationale d’Hypnose et de la Confédération française d’Hypnose et Thérapies brèves (CFHTB). Ces deux sociétés savantes ont réuni des scientifiques du monde entier en marge du Congrès international d’hypnose ayant eu lieu à Paris en août 2015, pour une journée de réflexion autour de la recherche sur l’hypnose.

Hypnothérapeutes à Paris

Une journée particulière où le quotidien d’une psychologue d’un Centre de lutte contre le cancer

Une journée particulière où le quotidien d’une psychologue clinicienne, hypnothérapeute d’un Centre de lutte contre le cancer..

9 heures : entrée dans…

Cet article est uniquement consultable dans la revue papier

 

 

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Le carnet de bord : un outil pour provoquer le changement ?
Où le patient-capitaine note ses étapes, les changements. Jusqu’à notre prochaine rencontre, je vais vous demander de vous munir d’un petit carnet, que vous devrez garder sur vous en permanence, où que vous soyez. A chaque fois que votre problème commencera à se manifester, vous sortirez immédiatement votre carnet et vous noterez tout ce qui se passe, en suivant scrupuleusement les instructions qui y figurent, dans les moindres détails.

 

Entretien du Dr Patrick Bellet par le Dr Gérard Fitoussi
Soin de la dépression. La Maison du MOI. Carlos Manuel P. Castro 
L’auteur présente son travail avec les personnes déprimées et la façon dont il combine des tâches de différentes natures : reprise de contacts sociaux, du mouvement, ouverture aux parfums. Il partage ici le script qu’il utilise souvent dans la phase initiale de son travail avec les personnes déprimées.

 

Entretien du Dr Patrick Bellet par le Dr Gérard Fitoussi
Hypnose: Au service de nos grands aînés. Dr Marie Floccia et Fabienne Bidalon
Partir au bal ? Pourquoi pas ? L’hypnose, définie par Milton Erickson comme « une relation pleine de vie qui a lieu dans une personne et qui est suscitée par la chaleur d’une autre personne », a toute sa place auprès de la population âgée. En effet, le quotidien de la médecine gériatrique est grevé de polymédication et d’iatrogénie poussant le soignant à chercher des solutions non médicamenteuses mais aussi des solutions plus humaines et moins techniques.

 

Entretien du Dr Patrick Bellet par le Dr Gérard Fitoussi
Une Note. Selon François Roustang. Sylvie Le Pelletier 
Une Note, c’est ainsi que ce billet sera nommé. Une note, comme une note de musique ; la musique, essentielle à François Roustang, porte les silences et les mesures, les harmonies et les dysharmonies, telle, aime-t-il à citer après d’autres, la « musique des astres ».  L’harmonie avant toutes choses. En effet, c’est ici la première note qui ouvre au travail de François Roustang.

 

Entretien du Dr Patrick Bellet par le Dr Gérard Fitoussi
En cancérologie. Dr Lauriane Bordenave
Cancérologie, Oncologie : je ne sais pas vraiment quel mot utiliser. Dans Cancer, on entend Hippocrate qui compare la maladie à une bête rampante comme le crabe ou le chancre. Dans Oncologie, on entend quelque chose d’un peu plus neutre, d’un peu moins maléfique, la science des tumeurs. Dans l’un comme dans l’autre, se dessine quelque chose d’innommable qui grossit dans le corps et met la vie en danger de manière indicible.
Entretien du Dr Patrick Bellet par le Dr Gérard Fitoussi
Écouter les mots. Anne-Sophie Bounié
Lorsque les patients suivis en oncologie parlent du cancer, des traitements et de leurs effets secondaires, ils utilisent souvent les mêmes expressions. Plus que de simples tournures de phrase, elles renseignent l’hypnothérapeute sur les représentations du patient et sur les efforts d’adaptation qu’il déploie pour faire face à l’intrusion du cancer, de ses traitements et de leurs effets indésirables dans sa vie.

 

Entretien du Dr Patrick Bellet par le Dr Gérard Fitoussi
Cancer, stress et hypnothérapie. Dr Fabrice Lakdja
Comment vivre avec la vulnérabilité et la fragilité engendrées par l’épreuve du cancer ?  Darwin prétendait-il avec raison que les espèces qui survivront ne seront ni les plus fortes ni les plus intelligentes mais celles qui sauront s’adapter ? Le contexte de la maladie oncologique ne correspond-il pas à une situation particulière pour laquelle l’adaptation est nécessaire pour s’assurer la meilleure qualité de vie possible voire la survie ?

 

Entretien du Dr Patrick Bellet par le Dr Gérard Fitoussi
Hypnose et anesthésie : « Dormez, je le veux ? ». Dr Aurore Marcou
Bouleversement des repères, séisme personnel, familial et social, le cancer est une épreuve de vie. Une épreuve qui nous fait percevoir notre vulnérabilité, notre finitude, de plein fouet. Comment pouvons-nous aider, nous, soignants de passage, sur un tel chemin ? Quelle légitimité avons-nous, nous qui sommes souvent naïfs de toute épreuve ? Comment prendre soin de l’autre dans son entier quand nous n’avons appris qu’à ausculter les corps ?

 

Entretien du Dr Patrick Bellet par le Dr Gérard Fitoussi
Un abandon. Par Vanessa C., une patiente
Je vis l’hypnose comme un abandon. Un abandon de moi, un abandon de la maladie, un abandon total. Durant ces quelques minutes précieuses pendant lesquelles je suis dans cet état second, je ressens un véritable relâchement du corps et de l’esprit. Pour ce faire, il faut à mon sens deux composantes essentielles. La première étant bien évidemment d’être réceptif à cette pratique. Ce qui n’est pas forcément évident pour tout le monde.

 

Entretien du Dr Patrick Bellet par le Dr Gérard Fitoussi
« Prenez place ». Dr Stefano Colombo
Avec les chaleurs de l’été, je ne me le fais pas dire deux fois. Je n’ai même pas besoin d’y foncer, je suis déjà à l’entrée de mon marchand de glaces avec toute la patience nécessaire pour supporter avec sérénité la queue qui s’est formée devant son comptoir. Ses glaces sont excellentes, distribuées dans, sur et presqu’autour du cornet. Seule ma langue frémit d’impatience.

 

Entretien du Dr Patrick Bellet par le Dr Gérard Fitoussi
Le point de vue de la guérison. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, certains patients nous exposent à des situations parfois bien singulières. Si votre souvenir vous porte au précédent numéro, « L’odeur de la guérison » vous aura peut-être surpris, dérangé, ou fait rire. Tout à la fois peut-être aussi. Je vous rappelle que vous pouvez interagir entre chaque numéro en adressant à la rédaction ou à l’adresse mail de votre auteur vos remarques, questions, et, surtout, expériences personnelles que nous pourrons publier.

 

Entretien du Dr Patrick Bellet par le Dr Gérard Fitoussi
L’entretien d’explicitation. Dr Dina Roberts
Comment améliorer l’étude de l’hypnose ? Il semble indispensable de développer des recherches qualitatives pour décrire la façon dont les patients vivent la séance d’hypnose. L’entretien d’explicitation pourrait être une aide pour recueillir le vécu subjectif des sujets. L’entretien d’explicitation est éclairant à la fois par ses outils pratiques et par la démarche même qui a guidé son élaboration.

 

Entretien du Dr Patrick Bellet par le Dr Gérard Fitoussi
Entretien du Dr Patrick Bellet par le Dr Gérard Fitoussi
Bonjour Patrick, quel a été ton parcours personnel avant que tu ne t’intéresses à l’hypnose ? 
Patrick Bellet : Mon intérêt pour l’hypnose remonte à l’âge de 12-13 ans lorsque, par hasard, j’ai découvert dans la revue Planète à la fois l’existence de l’acupuncture et de l’hypnose. Intéressé par les sciences naturelles en général, cette lecture m’orientera vers des études médicales qui elles-mêmes, d’évidence (!), prendront conjointement la forme de l’acupuncture et de l’hypnose.

 

Entretien du Dr Patrick Bellet par le Dr Gérard Fitoussi
Livres en bouche. Dr Julien Betbèze
Yves Gros-Louis, psychologue canadien et Huron-Wendat, nous permet de découvrir le lien entre la sagesse des premiers Indiens d’Amérique et l’approche centrée solution. Chez ce psychologue spécialisé en toxicomanie, la découverte en 1994 de l’approche brève orientée vers les solutions fut un électrochoc. Les rencontres avec ses clients sont devenues très agréables et détendues.

 

Entretien du Dr Patrick Bellet par le Dr Gérard Fitoussi
La Corse sous Hypnose. Dr Marc Galy
Les 26 et 27 mai dernier, le 11e Colloque de L’AFEHM a eu lieu en Corse. Premier congrès consacré à l’hypnose dans l’Ile de Beauté. Pour cela, Jean-Marc Benhaeim avait choisi des thèmes centraux : la présence, l’expérience, le silence. Nous étions une centaine de soignants de spécialités et d’orientations diverses. Les temps d’échanges furent nombreux.

 

Entretien du Dr Patrick Bellet par le Dr Gérard Fitoussi
Rééducation, douleur, anesthésie. Dr Adrian Chaboche et Dr Lauriane Bordenave
Associer l’hypnose, kinésithérapie et MEOPA (gaz utilisé pour obtenir une sédation légère, courte et sans perte de conscience) améliore significativement la prise en charge du syndrome douloureux régional complexe de type 1 (SDRC, anciennement algoneurodystrophie) de la main et du poignet.

 

Entretien du Dr Patrick Bellet par le Dr Gérard Fitoussi
Lettre ouverte à Madame la Ministre des Solidarités et de la Santé
Après un avis défavorable de l’ANDPC sur l’enseignement de l’hypnose aux infirmiers et un nouveau dénigrement de l’hypnose médicale dans un article du Quotidien du Médecin du 30 mai dernier, le Dr Frédérique Honoré, présidente de l’Institut Milton Erickson de Biarritz, a écrit une lettre ouverte à Madame Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé.

Hypnothérapeutes à Paris

Arrêt du tabac: script détaillé d’une séance. Daniel Quin

Tabac : En finir avec la nuée bleue

Par le Dr Daniel Quin, Médecin généraliste à Strasbourg. Pratique l’hypnose en cabinet médical depuis 2002. Membre fondateur et vice-président de l’Institut Milton Erickson de Strasbourg – Alsace. Chargé d’enseignement de l’hypnose médicale au GEMA et à « Hypnosium » de Biarritz. Référent à la DGZH (société allemande d’hypnose dentaire) et à la ÖGZH (société autrichienne d’hypnose dentaire).

Je propose quotidiennement des séances de sevrage tabagique en me servant de mon statut assumé de fumeur. J’aime fumer ! Il s’agit dans la structure d’intervention que je souhaite partager avec vous d’une sorte de recette universelle. A vous de l’adapter individuellement à chacun de vos patients et d’en faire « du sur-mesure » comme nous l’ont enseigné Erickson et ses disciples. Mon intervention se base sur un subtil mélange de suggestions verbales directes et indirectes, des attitudes calculées de comportement para-verbal et non verbal qui sont à la base de cette micro-dynamique de la transe.

Ce protocole semble donner de bons résultats, car une consœur généraliste qui m’adresse ses fumeurs leur dit que sur 15 patients adressés, 12 ont arrêté en une seule séance. Je pense qu’elle leur fait déjà là une très belle suggestion.

Imaginez un instant cette scène. Je suis sur le trottoir devant le cabinet médical en train de fumer mon petit cigarillo (un Cohiba de préférence). Je vois arriver au loin une personne qui pompe goulûment une clope. Devant l’entrée, elle écrase rageusement son mégot et sonne à ma porte. Je m’approche avec nonchalance et lui demande si elle vient chez moi. Habituellement la réponse est : « Vous êtes le Docteur Quin ? », avec un regard qui passe de mon visage sur cette chose qui pointe entre le pouce et l’index de ma main droite. Je fais l’étonné :

– « Vous venez probablement pour arrêter de fumer ?

– Oui.

– Et là vous vous demandez si vous avez bien fait ?

– Un peu ! vous ne pouvez pas vous aider ?

– Non, car je ne veux pas arrêter. Moi j’aime fumer. Vous avez la preuve que ça ne marche que si l’on veut vraiment le faire. Voulez-vous le faire vraiment ?

– Oui, de manière parfois un peu hésitante.

– Je vous ai vu arriver en pompant votre clope, ne voudriez-vous pas, en attendant que je termine mon cigare, en savourez vraiment une dernière, dans le calme, afin d’en garder un bon souvenir ?

– C’est possible ?

– Bien entendu ! Faites-vous plaisir, des fois que ce serait la dernière, autant en garder un très bon souvenir.

– Et elle marche votre méthode ?

– Bien entendu ! Elle marche chez tout le monde, sauf chez les c… »

Quel merveilleux lien simple ! Tout a déjà commencé, mine de rien. Position basse, liens, présuppositions, surprise, instillation du doute subtil. Ensuite on entre dans le cabinet médical et on passe aux préliminaires de la séance proprement dite, alors que le patient a déjà eu sa dose de suggestions.

Le préalable

Nous voilà assis, face à face, légèrement décalés l’un par rapport à l’autre.

– « Pourquoi voulez-vous arrêter de fumer ?, dit sur un ton qui exprime une sorte de doute subtil.

– Pour ma santé, mon bien-être, mes finances, mes enfants, etc.

– Vraiment !? »

Faire douter favorise généralement l’entrée en transe. Alors ce doute on va le susciter afin de mettre notre sujet dans une position plus instable au niveau conscient en lui enlevant toutes ses certitudes. Le doute qu’il avait devient doute sur la nature de l’état dans lequel il est en train de glisser.

– « Et pourquoi m’avoir choisi moi pour réaliser cet exploit ?

– Parce que mon médecin traitant m’a dit que vous êtes compétent et que vous avez des résultats, parce qu’un ami est venu il y a un an et a arrêté depuis, parce que sur Internet on parle de vous en bien et que j’ai vu ce que vous faites.

– Très bien ! Donc ça peut marcher aussi pour vous.

– Oui, je l’espère. »

La séquence d’acceptation cherche à créer un climat particulier, afin d’obtenir un acquiescement tacite par une série de questions ennuyeuses sans risque de partir dans une réflexion profonde, mais juste un peu de recherche interne. Il s’agit d’aider le sujet à entrer dans un état intérieur d’acceptation grâce aux « n’est-ce-pas ? » pour décharger une éventuelle résistance dans le pas et donner de l’élan.

« D’autres ont réussi avant vous, n’est-ce-pas ? ; et vous aussi vous le voulez, n’est-ce-pas ? ; vous voulez le réussir, n’est-ce-pas ? ; et vous vous demandez comment ça marche, n’est-ce-pas ? ; curieux de le découvrir, n’est-ce-pas ? »

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Edito: Les couleurs de la vie. Sophie Cohen
Ce numéro est sous le signe du vivant, du vital. Tout d’abord grâce à notre artiste : Mario René Madrigal. Ce peintre né au Nicaragua, avant de se révéler au Costa Rica, exprime une continuité entre les temps du précolombien et les temps actuels. Il opère ces liens au travers de la symbolique et les couleurs qu’il utilise.

 

Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
Arrêt du tabac: script détaillé d’une séance. Dr Daniel Quin
Je propose quotidiennement des séances de sevrage tabagique en me servant de mon statut assumé de fumeur. J’aime fumer ! Il s’agit dans la structure d’intervention que je souhaite partager avec vous d’une sorte de recette universelle. A vous de l’adapter individuellement à chacun de vos patients et d’en faire « du sur-mesure » comme nous l’ont enseigné Erickson et ses disciples.

 

Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
Techniques d’hypnoanalgésie. Dr Gilda Pardey Bracho
En neurochirurgie certaines procédures, en particulier de type fonctionnel, méritent des états alternant entre la sédation/analgésie (moments inconfortables et/ou douloureux) et l’état de conscience critique, afin d’évaluer l’efficacité de la procédure chirurgicale : électrode correctement placée, amélioration des symptômes lors de la stimulation corticale ou médullaire, et absence d’effets indésirables lors de la stimulation/résection chirurgicale.

 

Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
Sclérose en plaques: Diminuer la spasticité. Valérie Etchevers
Depuis quelques années je travaille en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), où je pratique l’hypnose dans ma fonction d’infirmière, et je travaille également en cabinet. Il m’est arrivé assez fréquemment de rencontrer des personnes atteintes de sclérose en plaques. La sclérose en plaques, ou SEP, est une affection du système nerveux central. Elle touche le cerveau, le cervelet et la moelle épinière qui ont en commun d’être constitués de cellules spécifiques, les neurones.

 

Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
Dossier François Roustang: l’Editorial du Dr Jean-Marc Benhaiem
Les grands penseurs sont fascinants. Leurs textes contiennent des ouvertures et des avancées à n’en plus finir. A chaque lecture et relecture, un nouveau concept apparaît. Ils vont à l’essentiel. Ils sont lus par une multitude qui y trouve son compte. L’écriture est précise. Chaque mot est pesé, choisi. Les textes et ouvrages de François Roustang sont de cette veine. « François a enseigné, a beaucoup écrit, fut beaucoup lu, mais se sentait peu compris », nous rappelle Gaston Brosseau depuis Montréal.

 

Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
Roustang, l’homme libre. Guillaume Delannoy
C’est une amie qui m’a fait découvrir François Roustang. A une époque de sa vie où elle allait très mal, elle avait acheté La fin de la plainte, un livre destiné à un large public, mais aussi adressé aux professionnels de la relation d’aide, raison qui avait certainement guidé le choix de cette intellectuelle qui cherchait des pistes pour sortir de sa souffrance, mais qui n’aurait jamais, au grand jamais, daigné acheter ou même feuilleter un livre de développement personnel.

 

Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
« De l’insoutenable légèreté de l’être ». Sylvie Le Pelletier-Beaufond
« De l’insoutenable légèreté de l’être » : c’est en ces mots que François Roustang évoque lors d’un de nos derniers entretiens, à l’aube de ses derniers jours en guise peut-être de clôture de son œuvre, l’essence de la vie qu’il nous invite inlassablement à contacter, dans une forme de présence au monde libre, intense, fluide. François Roustang sans relâche incite, propose, impose même de s’installer dans la vie telle qu’elle est, dans cette « légèreté de l’être, insoutenable parfois ».

 

Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
Dans les blocs opératoires. Dr Marc Galy 
En octobre 1995 François Roustang donne une conférence à la Fondation Ling de Lausanne : « Pourquoi notre culture se méfie-t-elle de l’hypnose ? ». Cette conférence est publiée dans Feuilles oubliées, feuilles retrouvées en mai 2014 par Payot. Dans ce texte, il souligne que « notre époque accueille relativement volontiers l’hypnose lorsqu’elle est capable de produire des effets d’anesthésie ou d’analgésie, c’est-à-dire lorsqu’elle nous coupe des stimuli afférents qui pourraient être cause de douleur… ».

 

Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
Faire vivre avec, jusqu’au bout ! Prolonger le geste de François Roustang. Dr Eric Bonvin
Après avoir exploré durant de nombreuses décennies l’expérience de vivre en ce monde avec les êtres vivants, permis à ceux qui en souffrent de la vivre mieux, évité d’échouer sur les écueils mortifères de la modernité, François Roustang a, tout au long de son cheminement, laissé de précieux indices sur l’expérience de vivre. Son parcours l’a conduit dans tous les domaines où elle peut être explorée, comme dans l’institution spirituelle religieuse, la psychologie, la psychanalyse, la philosophie puis l’hypnose thérapeutique.

 

Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
François Roustang : le début d’une aventure. Dr Julien Betbèze
Le début des années 1980 a été marqué par l’arrivée sur la scène thérapeutique de l’importance de l’œuvre de Milton Erickson, avec la publication en 1984 en français du livre de Jay Haley, Un thérapeute hors du commun. L’entrée de l’hypnose thérapeutique en France a été facilitée par les formations mises en place par Jean Godin et Jacques-Antoine Malarewicz. Mais si l’hypnose thérapeutique a pu être accueillie comme une pratique et également comme une pensée, elle le doit au travail théorique effectué par François Roustang depuis la publication de Suggestion au long cours en 1984.

 

Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
« Jamais contre d’abord ». Dr Stefano Colombo
Je me suis bien préparé pour cette marche à la montagne. Je le sens. J’avance à un rythme régulier. La première partie est une étape d’exploration : un nouveau paysage, des repères à fixer, une évaluation de la difficulté, le choix du bon chemin. Peu à peu, le terrain devient plus irrégulier, la pente commence à se faire sentir. Pendant cette deuxième étape, nous marchons en file indienne à une cadence qui convient à chacun du groupe. Nous avons, au fond, presque le même entraînement.

 

Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
Le vent dans le dos. Dr Véronique Bonnet
Bonne nouvelle, ça pousse le facteur… « Le vent dans le dos » : l’expression est lancée dans la discussion, elle se pose sur la table. Il amène des lettres du bout du monde. Au fait, de quel bout s’agit-il ? C’est un restaurant « branchouille » où se rassemblent les amis, dans une ambiance qui éveille le regard. Du monde peuplé d’amis, de chaleur et de lumière. Ah, comme c’est bon dans le corps ces lettres… lire ces mots adressés.

 

Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
La guérison n’a pas d’odeur. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, continuons notre exploration. Certains patients nous surprennent, parfois nous tourmentent, et même nous heurtent. Nous nous efforçons alors de parler d’empathie. Selon Carl Rogers : « Etre empathique, c’est percevoir le cadre de référence interne d’autrui aussi précisément que possible et avec les composants émotionnels et les significations qui lui appartiennent comme si l’on était cette personne, mais sans jamais perdre de vue la condition du “comme si” ».

 

Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
Méditation Vipassana. Dr Dina Roberts
Les liens entre la méditation et l’hypnose suscitent beaucoup de questionnements. Je n’avais aucune pratique méditative lorsque j’ai décidé d’aller en faire l’expérience, en immersion, lors d’une retraite de dix jours pendant laquelle j’ai pratiqué la méditation Vipassana. Cette technique, également décrite comme un « art de vivre », propose d’apprendre à « voir la réalité telle qu’elle est » en passant par une exploration de soi fondée sur l’observation des sensations physiques.

 

Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
Entretien avec Joyce Mills. Par Gérard Fitoussi
Pouvez-vous nous parler de votre parcours personnel ? Joyce Mills : Enfant, je racontais déjà des histoires. Mon fils aîné fut atteint de paralysie cérébrale, ce qui m’a conduit à m’intéresser à un programme pour les enfants dans sa condition. J’obtins mon doctorat en 1982 et en 1992 nous avons déménagé à Hawaii. Dix jours après notre arrivée, l’île fut touchée par un ouragan, le pire désastre naturel de cette région au XXe siècle. Cet événement a changé ma vie et mon travail.

 

Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
Le gorille invisible. Quand nos intuitions nous jouent des tours
Notes de lectures par Christine Guilloux. Vous souvenez-vous d’avoir vu passer le gorille ? Ou vous est-il passé sous le nez sans que vous n’y preniez garde ? Vous riez jaune. Votre attention a été détournée, absorbée par une tâche et vous n’avez eu d’yeux que pour la tâche qui vous était assignée. Rappelez-vous, vous assistiez, sur une vidéo, à un jeu de basket entre deux équipes, l’une habillée en tee-shirts blancs, l’autre en tee-shirts noirs, et vous aviez à compter le nombre de passes entre les joueurs de l’équipe des blancs.

 

Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
La psychothérapie des obsessionnels compulsifs. Claude Michel
Notes de lectures par Gérard Fitoussi. Dans un des ouvrages de références de l’hypnose, « Hypnotic suggestions and metaphors » de D. Corydon Hammond, où sont répertoriées nombre de propositions concernant l’utilisation de l’hypnose dans une variété de troubles, y compris les troubles anxieux, on ne trouve cependant pas de référence à l’utilisation de l’hypnose dans les TOC, pas plus que dans, par exemple, le « Oxford Handbook of Hypnosis ».

 

Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
L’Hypnose à l’Académie nationale de médecine? Dr Lauriane Bordenave
Entretien avec Jean-Marc Benhaiem. Audition de l’Académie nationale de médecine. Lauriane Bordenave : Bonjour Jean-Marc, tu as été auditionné par l’Académie nationale de médecine (ANM) en janvier de cette année au sujet de l’hypnose. Pour quelles raisons ? Jean-Marc Benhaiem : en mars 2013, l’Académie nationale de médecine publie un rapport et des recommandations sur les médecines complémentaires.

 

Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
Soyons le messager de notre message. Dr Régis Dumas
Humilité, transmission et partage d’expérience. Petites réflexions à l’intention des futurs congressistes. Le 10 mai 2017 va s’ouvrir en terre volcanique, à Clermont Ferrand, le 10e Forum de la CFHTB : notre terre d’Auvergne et ses volcans montent tranquillement en température… Cette manifestation exceptionnelle, une fois tous les deux ans, va réunir les 35 branches du bel arbre que constitue la Confédération Francophone Hypnose et Thérapies Brèves.

Hypnothérapeutes à Paris

Entretien avec le Docteur Jeffrey Zeig. Dr Gérard Fitoussi

Les grands entretiens

Bonjour Docteur Zeig, vous avez une énorme influence dans le champ de l’hypnose ericksonienne, pouvez-vous nous donner des précisions sur votre cheminement personnel ?

Jeffrey Zeig : J’ai commencé à étudier l’hypnose à l’université de San Francisco au moment de mon master de psychologie clinique. Un des psychiatres présents, qui était mon superviseur, m’a fait connaître l’hypnose et m’a indiqué qu’une des meilleures façons de la découvrir était de l’expérimenter moi-même. Il m’invita à son bureau un samedi matin pour ma première session d’hypnose. J’étais nerveux et je tapotais avec mes doigts l’accoudoir du fauteuil. Il m’a suggéré d’observer les mouvements de mes doigts et la façon dont le rythme se modifiait. C’était ma première expérience avec le phénomène utilisationnel. Je voulais en savoir davantage et il m’invita à lire les ouvrages de Milton Erickson dont je n’avais jamais entendu parler. Il n’y avait qu’un seul livre disponible, un recueil d’articles, qui n’est plus disponible aujourd’hui. Je fus immédiatement subjugué par l’ingéniosité d’Erickson. Bien que timide, je lui écrivis et lui rendis visite en décembre 1973. J’avais 26 ans. J’obtins mon doctorat en psychologie clinique en 1978 et décidai de m’installer à Phoenix Arizona pour me rapprocher de lui.

Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser à la psychologie ?

Ma mère. Je suis sa projection. Si cela avait été possible elle aurait aimé être thérapeute. Elle croyait en la thérapie à une époque où cela n’était pas vraiment à la mode. Elle a aussi mis la barre très haut par son engagement social. J’ai travaillé comme bénévole avec des enfants perturbés quand j’étais au lycée.

Qu’avez-vous surtout retenu du Dr Milton Erickson ?

Erickson était profondément humaniste. En sa présence il saturait l’atmosphère d’un optimisme foncier avec des propos tels que : « bien sûr vous pouvez » ; « bien sûr vous pouvez entrer en transe » ; « bien sûr vous pouvez avoir des phénomènes de transe profonde » ; « bien sûr vous pouvez changer ou faire face ». Erickson était une source d’inspiration. Ayant passé les treize dernières années de sa vie en fauteuil roulant, il avait en dépit de cela une attitude positive et utilisait tout ce qu’il pouvait pour venir en aide à autrui. Il était intéressé par la vie des gens et non par leur argent.

Vous avez aussi travaillé avec d’autres géants de la psychothérapie comme Albert Ellis ou Jay Haley, pouvez-nous dire ce que vous avez appris d’eux ?

J’ai eu la grande chance d’apprendre de tels maîtres, notamment en organisant depuis 1985 les rencontres sur l’évolution de la psychothérapie (www.evolutionofpsychotherapy.com). J’ai été particulièrement influencé par Carl Whitaker, Jay Haley, Paul Watzlawick, Salvador Minuchin, Viktor Frankl, et bien sûr Milton Erickson. Il est impossible de résumer ce que j’ai appris de chacun d’entre eux tant humainement que professionnellement. S’il n’y avait qu’un seul message à retenir, ce serait de développer chacun son unique talent et perspective et d’être passionné dans la vie.

Comment définiriez-vous l’hypnose aujourd’hui ?

L’hypnose est constituée d’éléments à la fois psychologiques sociaux et contextuels. Sous cette appellation sont regroupées diverses expériences, ce n’est pas une entité par elle-même. En termes simplifiés, l’hypnose consiste en une modification de l’attention, de l’intensité de l’expérience, de dissociations, et en modification de la réponse dans un contexte qui est explicitement ou implicitement défini comme hypnotique. La réactivité du thérapeute à la réponse du sujet est un élément clé de l’hypnose.

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Des étoiles pour nous guider. Sophie Cohen

Chères lectrices et chers lecteurs, Comme vous le savez certainement, le monde de l’hypnose vient de perdre l’une de ses grandes figures en la personne de François Roustang. Il a été l’un des grands « penseurs » de l’hypnose. Il a en particulier cherché à définir et comprendre ce qui se déroulait dans une rencontre et lors d’une séance. Nous lirons l’hommage de Jean-Marc Benhaiem, son ami et disciple.

Se réinventer grâce à l’hypnose. Nicole Prieur

Une nécessité pour notre XXIe siècle. Notre siècle génère de nouvelles souffrances liées aux progrès mêmes qu’il a mis en œuvre. L’accélération de notre époque impose un rapport au temps très paradoxal, nous n’avons jamais eu autant de temps à notre disposition (davantage de temps de loisirs, plus grande espérance de vie) et pourtant nous en manquons sans cesse au regard de toutes les tâches à faire en un temps donné.

Les suggestions directes. Dr Dominique Megglé

Qu’en pense le Docteur Erickson ? Dominique Megglé a fait un vrai travail de recherches dans tous les livres et articles d’Erickson. Il développe sa pensée qu’il avait déjà en partie évoquée dans le numéro 30 de notre Revue. Des échanges avec des spécialistes ont invité Dominique Megglé à réaliser davantage de recherches.

Anorexie/boulimie : véritable enjeu de santé publique. Dr Bruno Dubos

Les données de l’Inserm s’accordent sur deux constats : 0,5 % des jeunes filles dans leur dix-huitième année, et seulement 0,03 % des garçons, présentent des symptômes évocateurs d’anorexie. Le deuxième aspect est que ces troubles évoluent vers la chronicité. Ces problèmes représentent un véritable défi pour les thérapeutes et donc pour les hypnothérapeutes que nous sommes. Lorsqu’il m’a été confié la responsabilité de diriger ce numéro thématique sur l’anorexie et la boulimie, le titre m’est venu spontanément : « Un nouveau regard ».

Anorexie : du symptôme aux processus. Dr Bruno Dubos

L’anorexie et la boulimie sont un véritable défi pour les thérapeutes. Mais plutôt que de parler d’anorexie ou de boulimie, il convient de prendre en compte qu’il s’agit de patientes, adolescentes ou moins jeunes qui viennent dans nos cabinets de consultation avec ce symptôme. La réputation de ces problèmes est particulière, renforcée il est vrai par nos expériences en thérapie avec ces patientes.

La réassociation dans les troubles alimentaires. Sophie Cohen

Le thème de la réassociation est souvent peu traité. On parle et on écrit en effet volontiers de la dissociation en hypnose. La dissociation est utile dans nombre de situations où, par exemple, des soins génèrent de la douleur. Ainsi l’on enseigne le savoir-accompagner le patient dans un état dissociatif. Dans un ensemble de pathologies, savoir si une personne est dissociée ou associée n’est pas pris en compte. Alors que la dissociation spontanée peut représenter une protection naturelle dans les premiers temps d’une situation, elle devient pathologique si elle s’inscrit comme une façon d’être dans la durée.

Thérapie du couple parental. Dr Patrice CHARBONNEL

L’anorexie mentale est une pathologie essentiellement féminine qui se révèle le plus souvent juste après la puberté. Ce trouble des conduites alimentaires associe des symptômes de comportements nutritionnels (privation alimentaire stricte et volontaire pendant plusieurs mois ou années, éviction de certains aliments, phases boulimiques) et somatiques (aménorrhée, arrêt de la croissance chez l’adolescente) à des symptômes psychologiques (perception déformée de son corps et en particulier de sa maigreur, peur de grossir, besoin de contrôle sur le corps, obsessions alimentaires, hyperactivité, surinvestissement intellectuel, régression en âge émotionnel).

« Au fait, j’y pense, j’ai oublié d’vous dire… » Dr Stefano Colombo

Frédéric venait de poser son téléphone. Après d’innombrables hésitations, il avait pris la décision de consulter un thérapeute. Cela faisait un bon moment que son épouse insistait pour qu’« il voit quelqu’un ». « Ça te fera du bien, précisait-elle, on ne peut pas continuer ainsi. » Il en avait conscience. Il partageait l’avis de sa femme tout en se questionnant sur l’efficacité d’une telle démarche.


Des étoiles pour guide. Sophie Cohen

Des étoiles… des stars… en anglais… des personnes… des personnes de passage avec une présence merveilleuse… comme ça, une chaleur offerte à ce moment-là…
Au bon moment… Des personnes comme de petites ou de grandes étoiles… Etoiles qui clignotent dans le ciel dont la lumière éclaire les larmes de joie qui ruissellent sur nos visages… Qui n’a pas pleuré sous un ciel étoilé ? Qui ne s’est pas ému devant la fragilité de nos vies ?

Les champs du possible. Dr Adrian Chaboche

Chers lecteurs, continuons de nous interroger sur la façon dont l’hypnose amène à réinstaller un mouvement dans la vie du patient. Et enrichissons-nous de prolonger la réflexion : n’appartient-il pas déjà au thérapeute d’être dans son mouvement et s’autoriser à ne plus savoir pour entrer dans la créativité thérapeutique ? Autant que deux danseurs, le thérapeute serait alors celui qui ouvre le premier pas à l’aide d’une suggestion, autant que d’une main il invite son partenaire à s’avancer.

Pédagogie Kaddouch. Dr Dina Roberts

Ce « pas de côté » vers la pédagogie musicale est né de ma rencontre avec Julien Laroche lors d’une conférence sur le thème « Jouer ensemble », organisée par des danseurs. J’ai été immédiatement tentée de l’inviter ici quand je l’ai entendu se définir comme « chercheur indiscipliné » plutôt qu’interdisciplinaire. Sa démarche même est faite de pas de côté : il part du phénomène qu’il étudie et convoque les disciplines qui permettent de l’éclairer. Ses études sur les interactions sociales l’ont amené à travailler sur l’improvisation musicale dans la méthode Kaddouch.

Entretien avec le Docteur Jeffrey Zeig. Dr Gérard Fitoussi

Bonjour Docteur Zeig, vous avez une énorme influence dans le champ de l’hypnose ericksonienne, pouvez-vous nous donner des précisions sur votre cheminement personnel ? Jeffrey Zeig : J’ai commencé à étudier l’hypnose à l’université de San Francisco au moment de mon master de psychologie clinique. Un des psychiatres présents, qui était mon superviseur, m’a fait connaître l’hypnose et m’a indiqué qu’une des meilleures façons de la découvrir était de l’expérimenter moi-même.

 

Livres en bouche. Dr Grégory Lambrette

Compte-rendu. Voilà qu’à l’occasion de la rentrée littéraire de septembre 2015 est arrivé sur les étagères de nos librairies non pas un, mais deux ouvrages signés de la main de Giorgio Nardone, l’une des figures de proue les plus actives et créatives du modèle stratégique en psychothérapie. On le sait, Nardone cultive depuis plusieurs décennies maintenant un art du changement consistant à trouver des solutions simples aux problèmes insolubles comme il le qualifie lui-même.

Colloque « L’œuvre de François Roustang ». Dr Grégory Tosti

Le 23 novembre 2016, François Roustang s’est éteint à l’âge de 93 ans. Psychanalyste dissident, philosophe, hypnothérapeute, écrivain, cet ancien jésuite a bouleversé la pratique et la compréhension de l’hypnose et a créé en 1996, avec le Dr Jean-Marc Benhaiem, l’Association française pour l’étude de l’hypnose médicale (AFEHM) ; association qui donna le jour au premier Diplôme universitaire d’hypnose médicale en 2001.

Recherches: les applications. Dr Lauriane Bordenave et Dr Adrian Chaboche

La neurochirurgie éveillée est un mythe qu’on agite souvent lorsqu’on parle d’hypnose au bloc opératoire. Sauf qu’il s’agit d’une réalité. La preuve avec cette belle série française. Les glioblastomes de bas grade sont des tumeurs cérébrales malignes infiltrantes, et le défi de la chirurgie est de trouver le meilleur compromis entre l’exérèse la plus complète possible et la préservation des tissus sains adjacents. Pour ce faire, certaines équipes réalisent des craniotomies sur des patients éveillés.

Hommage à François Roustang. Dr Jean-Marc Benhaiem

Je m’exprime au nom de tous les soignants, médecins, psychologues si nombreux à avoir lu, entendu, aimé et intégré l’œuvre de François Roustang dans leur pratique. Je parle aussi, bien entendu, en mon nom propre. François a bien voulu s’associer à mon projet de formation. Nous avons ainsi travaillé ensemble pendant vingt années, côte à côte, dans notre association d’enseignement de l’hypnose médicale et au sein de l’Université Paris VI à la Pitié-Salpêtrière.

Hypnothérapeutes à Paris