Hypnose Thérapeutique Paris 11

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Cabinet d’Hypnose Thérapeutique, EMDR-IMO et Thérapies Brèves de Paris 11

41, rue Oberkampf
75011 Paris
01.43.55.11.66

 

Laurent GROSSLaurent Gross hypnose ericksonienne Paris
Hypnothérapeute, Kinésithérapeute, Psychothérapeute certifié ARS en 2013
Président du CHTIP, Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris.
Conférencier aux Congrès de la CFHTB, Confédération Francophone d’Hypnose et Thérapies Brèves.
Formations aux Cercle de Lariboisière, Institut Milton Erickson d’Avignon, Institut Emergences Rennes.
Spécialisé sur le Psychotraumatisme
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Valérie TOUATI-GROSSHypnose Paris 11, Valérie Touati-Gross
Hypnose Thérapeutique, Ostéopathe DO.
Formation en Hypnose et Thérapies Brèves au CHTIP, Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris.
Formée au Psychotraumatisme, EMDR – IMO.
Spécialisée en hypnose et trouble de l’infertilité inexpliquée, PMA, FIV, Grossesse, Douleur…. Site internet : Hypnose, FIV, PMA et ostéopathie
Consultations au cabinet du 11ème le Vendredi

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Consulte aussi les Lundi Mardi, Mercredi et Jeudi auHypnose Ericksonienne Paris 4, Valérie Touati-Gross
Cabinet d’Ostéopathie et d’Hypnose à Paris 12
218, rue du Faubourg Saint-Antoine. 75012
Métro Faidherbe Chaligny (ligne 8) ou Reuilly-Diderot (ligne 1)
Site Internet: http://hypnose-therapie-breve.com/valerie-touati-gross-hypnose-paris

 

 

Florent HAMONFlorent Hamon, Hypnose 75011
Hypnothérapeute, Infirmier Anesthésite.
D.U Hypnose et Anesthésie à la Faculté de Médecine du Kremlin-Bicêtre.
Formation en Hypnose et Thérapies Brèves au CHTIP, Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris.
Formé au Psychotraumatisme, EMDR – IMO
Spécialisé en hypno-analgésie, auto-hypnose, douleur chronique et aigüe.
Site Internet: http://hypnose-therapie-breve.com/florent-hamon-hypnose-paris
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Théo CHAUMEILhypno-analgésie
Hypnothérapeute.
Kinésithérapeute.
Spécialiste en Hypno-Analgésie, hypnose médicale en Douleur Chronique et Douleur Aigüe.
http://www.hypnoseparis.fr/Theo-Chaumeil-Kinesitherapeute-et-Hypnotherapeute_a17.html

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Sophie TOURNOUËRHypnothérapeute
Hypnothérapeute.
Psychologue Clinicienne.
Thérapies Brèves.
Thérapies Narratives.
Thérapies Familiales.
Thérapies de Couple
http://www.hypnoseparis.fr/Sophie-Tournouer-Psychologue-clinicienne-Hypnotherapeute-et-Therapeute-Familiale_a20.html

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Mariline MORCILLOhypnotherapeute à Paris
Hypnothérapeute.
Infirmière DE.
Thérapies Brèves.
Spécialiste en hypno-analgésie, et des troubles du syndrome de l’intestin irritable.
http://www.hypnoseparis.fr/Mariline-Morcillo-Hypnotherapeute-et-Infirmiere-a-Paris_a15.html
Tel ligne directe: 06 87 03 38 69

Conduites addictives (tabac, alcool) : l’hypnose à la rescousse

h&tb38-110Par Elisabeth LAFONT – Médecin à Salon de Provence. Ancien conseiller médical à la Direction Générale de l’ARS de Corse.

Longtemps sous-estimée, l’utilité de l’hypnose en addictologie apparaît de plus en plus évidente et attire l’attention des acteurs de santé publique.

DÉFINITION DE L’ADDICTION

Le concept d’addiction se définit par un état dans lequel tout le comportement se focalise sur la production d’une satisfaction (et la disparition de sensation aversive), avec une incapacité de le maîtriser et son maintien en dépit des conséquences délétères. Il regroupe les addictions aux substances et les addictions comportementales.

L’addiction implique une succession de neuroadaptations aboutissant à une reprogrammation de circuits neuronaux impliqués dans le plaisir et la motivation, la mémoire, le conditionnement, les fonctions exécutives, le jugement, le contrôle de soi et la réaction au stress. Elles entraînent des modifications complexes dans les fonctions psychologiques et dans le comportement. Des facteurs génétiques, développementaux et envi ronnementaux influencent le décours et la sévérité du processus.

La consommation compulsive et pathologique de drogue entraîne donc une altération de la plasticité du cerveau (avec la suppression de la dépression à long terme ou DLT) qui lui permet normalement de développer de nouvelles traces mnésiques et donc d’adapter le comportement.

L’addiction est un exemple de pathologie de la motivation et de la récompense. Au niveau neurobiologique, l’administration de différentes substances psychoactives (ou la répétition de certains comportements) augmente de façon explosive la libération de dopamine, mais aussi la libération des endorphines (avec l’alcool, par exemple, ou dans le comportement de sport addict). Toutes ces substances stimulent donc le circuit de récompense, le « centre du plaisir ».

Par ailleurs, on observe au niveau neuro-imagerie dans les mécanismes de dépendance, l’importante sollicitation des structures méso-cortico-limbiques (système hédonique, axe dopaminergique), du noyau accumbens et des voies dopaminergiques. Ces régions du cerveau sont également impliquées dans la thérapie par l’hypnose.

QUEL EST L’APPORT DES TECHNIQUES D’HYPNOSE MÉDICALE DANS LA PRISE EN CHARGE DES PATIENTS ADDICTS ?

« L’hypnose est un moyen de communiquer au malade des idées et une compréhension de lui-même, de telle manière qu’il sera particulièrement réceptif aux idées présentées » (Milton Erickson, Congrès international d’hypnose, Paris, 1965).

L’hypnothérapie est une technique de médecine non allopathique, une thérapie complémentaire, alternative ou adjuvante. Elle permet d’avoir un autre regard, un autre angle d’approche, de la perspective par rapport à sa problématique.

Elle est utilisée comme une thérapie dans la prise en charge en addictologie, et ce dès 1900 (« La méthode par suggestion hypnotique est la méthode par excellence pour le traitement des ivrognes»).

Des études prouvent son intérêt ; elles sont parfois discutables en terme de méthodologies, car difficilement réalisables. Le domaine psychosocial est plus facile à évaluer qualitativement que quantitativement, et la technique par l’hypnose est souvent patient et opérateur (thérapeute) dépendante.

Par ailleurs, l’absence de motivations de recherche des laboratoires pharmaceutiques s’explique car elles sont financièrement peu intéressantes en termesde retombées et de rentabilités ultérieures.

Cependant, malgré tous ces écueils, de nombreuses études existent et la recherche demeure prolifique.

Les voies de recherche pharmacologiques sont prometteuses, par la connaissance du « circuit de la récompense ». La personne addict poursuit un objectif initial de plaisir et souhaite revivre ses sensationsde bien-être, de jouissance voire de plénitude, avec le souvenir d’avoir éprouvé à un instant « t » un état quasi orgasmique (le flash). L’usage répété du produit ou du comportement viendra ensuite.

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Hypnose et Thérapies Brèves n°38 Edito du Dr Thierry SERVILLAT, Rédacteur en Chef
L’hypnose, une pratique mondiale. Nos yeux sont maintenant rivés sur Paris, sur ses aéroports et ses gares d’où vont arriver dans quelques semaines nos collègues du monde entier. Dame Tour Eiffel, redessinée par Jean-Michel Hérin, va devenir l’emblème de l’hypnose pendant 4 jours. Un bien beau symbole que cet exploit que Gustave, son concepteur, réussit après avoir mené pendant plusieurs années une intense campagne de communication pour susciter l’adhésion – au début très hypothétique – des décideurs et du grand public.

OHM. organisme hypnotiquement modifié. Dr Patrick Bellet
Ou comment réparer et cicatriser les blessures « En voilà une idée. Encore un de ces titres accrocheurs pour attirer l’attention ! » C’est ce que me disait un stagiaire lorsque nous évoquions les modifications sensorielles et trophiques en relation avec des suggestions hypnotiques.  Il remarquait, critique, que la forme, le nom donné conférait la propriété suggérée au sujet auquel elle s’appliquait.

Modeler le lien : massage et hypnose en suicidologie
Lorsque l’envie de vivre s’est échappée, mais que la vie est encore là après un échec à la supprimer, des pratiques innovantes sont les bienvenues pour frayer un chemin possible pour et avec le patient qui n’a plus, ou presque plus, l’espoir. Dans notre pratique d’hypnothérapeute, massothérapeute et de psychologue clinicienne en centre de prévention, nous travaillons à l’accompagnement des personnes ayant commis une tentative de suicide.

Comment aggraver ? Pour améliorer paradoxalement
Dans la tradition de l’école de Palo Alto, la nouvelle génération des thérapeutes stratégiques approfondit et nuance les approches de leurs maîtres fondateurs. Jusqu’à notre prochaine rencontre, je vais vous demander, chaque jour, de vous poser plusieurs fois la question suivante : « Que pourrais-je faire activement pour faire empirer ma situation ? Que devrais-je dire (ou ne pas dire), faire (ou ne pas faire), penser (ou ne pas penser), si je voulais volontairement augmenter mes problèmes, aggraver mon mal-être ? »

74 jours en canoë : le périple d’Erickson
Le voyage en canoë qui élargit la conscience du jeune Erickson, pavant le chemin pour ses futures stratégies thérapeutiques.Vingt-quatre mois après s’être rétabli d’un épisode sévère et prolongé de poliomyélite, encore à peine capable de se passer de béquilles, le jeune Milton Hyland Erickson, 21 ans, entreprit un voyage qui élargit significativement sa perspective sur la vie et influença grandement son travail à l’âge adulte en tant que médecin et hypnothérapeute.

Nourritures. Dr Thierry Servillat
Corine Pelluchon, Les nourritures. Philosophie du corps politique, L’Ordre philosophique, Seuil, Paris, 2015. La lecture de ce livre est un délice. Et ce pour plusieurs raisons : d’abord les propos de Corine Pelluchon, professeure de philosophie à l’université de Franche-Comté, spécialiste en éthique médicale et biomédicale, sont pleinement orientés vers la vie. Ayant déjà travaillé sur la vulnérabilité (L’autonomie brisée. Bioéthique et philosophie, 2009 ; La raison du sensible. Entretiens autour de la bioéthique, 2009.

«Qu’attendez-vous de moi ?». Dr Stefano COLOMBO Quiprocquo, Malentendu et Incommunicabilité 38
La saison touristique bat son plein : tout le monde, ou presque, est en vacances. Agence de voyages pour les traditionnels, internet pour les plus speedy, nousavons les yeux rivés sur l’endroit de rêve : lieu insolite, loin de tout rappel au travail, à juste quelques heures de chez nous, plage céleste sans baigneurs, bungalow toutes commodités isolé de tous, au beau milieu de la nature sauvage, proche des voies de communication, le silence de la forêt et la liaison wi-fi, sans montre au poignet, le portable dans la poche, évidemment sur« silence », quitte à le regarder deux fois l’heure juste pour savoir si nous sommes capables de deviner l’heure en nous basant sur le soleil et les ombres.

Un nouveau rapport INSERM sur l’hypnose. Antoine Bioy
L’unité Inserm U669, dirigée par le Pr. Bruno Falissard, s’intéresse aux problèmes de santé mentale dans une perspective de santé publique. A la demande du ministère de la Santé (Direction générale de la Santé), cette unité de recherche a pour mission d’évaluer diverses pratiques thérapeutiques dites « non conventionnelles ». Elle a déjà publié plusieurs rapports (mésothérapie, chiropratique, biologie totale, ostéopathie, auriculothérapie, acupuncture…).

Conséquences d’un Si.
Il y a quelques mois, au cours d’un dîner, un ami me lance : « Et toi ? Tu ne viendrais pas sauter en parachute avec moi ?» (Sachant très bien qu’il s’adressait à la personne pour laquelle, d’ordinaire, un dos d’âne pris sans trop de précaution créait déjà des sensations vertigineuses!) Sans que je m’y attende, ma bouche articule un mot franc et intelligible : « Si.» A la surprise générale, ainsi qu’à la mienne, je dois l’avouer, je réponds par l’affirmative à cette demande aussi inattendue, que définitive.

La main froide du sage-femme
Suture sous hypnose en maternité. Par cet article je souhaite partager avec vous l’histoire d’un accouchement sous hypnose. Cette histoire pourrait aussi s’intituler « L’accouchement surprise ».  Nelly est une patiente de 29 ans, primipare sans antécédents particuliers. Le couple a choisi d’être suivi par un intervenant unique pendant toute la grossesse, y compris pendant l’accouchement, c’est ce qu’on appelle le « suivi global ».

Un amour bouleversant
Tout a commencé il y a cinq ans… Ou peut-être plus. Après un parcours « traditionnel » de pratique de la kinésithérapie, je décidais de partir en quête d’une technique liant le corps et l’esprit.  Alors tout naturellement je me suis adressé à l’IMELyon pour intégrer le cycle I de cette formation en hypnose éricksonienne. Plein d’attente, d’interrogations, mes sens étaient en éveil.

Quand la beauté nous sauve. Dr Thierry Servillat, Rédacteur de la Revue Hypnose & Thérapies Brèves

hypno-philo-31Quand la beauté nous sauve…Dr Thierry SERVILLAT. Revue Hypnose & Thérapies Brèves 31

Le titre du dernier livre de Charles Pépin, jeune (40 ans) professeur de philosophie, ne pouvait que m’interpeler. Surtout avec le Jaune et or de Mark Rothko en couverture. Si comme moi vous n’avez pas encore de culture dans ce champ difficile qu’est l’Esthétique, ce livre est pour vous.

La première phrase : « Commencez par imaginer une femme…» démarre fort pour nous hypnothérapeutes. L’auteur nous propose d’avoir affaire à quelques humains qu’il met en situations afin d’illustrer, mais aussi manifestement de penser son propos qui explore la question : que peut-on attendre de la beauté ?

Pour Charles Pépin, nous pouvons en attendre beaucoup. Elle peut nous aider à vivre, par des effets qui sont généralement d’abord superficiels tout en, paradoxalement, nous touchant profondément.

D’abord un certain apaisement, thèse de Kant : devant la beauté, notre entendement et notre perception « jouent » à se renvoyer leur accord mutuel, le plaisir esthétique se trouvant alors défini comme une harmonie interne de l’être humain qui apporte la confiance en soi dans le « savoir s’écouter » , aboutissant généralement au partage avec les autres et la construction d’un « nous ». Un tel jugement réfléchissant qui peut fortement avoir avec l’intuition, qui nous rappelle que nous pouvons être  créateurs, « qui nous donne la confiance au cœur de l’émotion », « lève le voile du doute » et nous fait sentir qu’il y a là de la vérité. Musarder dans la campagne est ainsi  un excellent entraînement à former son « jugement réfléchissant », son intuition. Car « l’intuition, c’est le moment où la raison  se met à voir », repasse par le corps et  résonne, éclairée par le corps. Elle permet  un instant d’arrêt, pur plaisir d’être là. Absence de concept, désintéressement, absence de finalité. Nous sortons du monde pour réussir finalement à l’habiter. Tout cela par surprise. Même si aussi, la beauté peut atteindre le sublime et nous déranger, au sens plein du mot.

Quittant Kant pour qui la beauté n’a pas en elle de sens, l’auteur s’aide ensuite  d’Hegel pour envisager l’existence d’une réelle pensée corporelle.  Lorsque nous sommes touchés par certaines formes visuelles mais aussi certains sons, ces formes nous révèlent un sens. Un sens qui entre en nous à notre insu, et qui véhicule des valeurs auxquelles nous allons corporellement nous ouvrir. Cette symbolisation n’est généralement dans une oeuvre d’art pas trop marquée afin qu’une légèreté demeure (rappelons-nous que nous musar- dons et ne nous prenons pas trop, nous, au sérieux !). De ce fait nous pouvons nous mettre en danger avec une beauté qui véhiculerait des valeurs très loin des nôtres ! Notre cheminement esthétique est une aventure fortement spirituelle qui peut donc mal se terminer ou aboutir à un « agrandissement de notre intériorité » qui nous rendra plus vivants.

De tels éclairages nous aident à comprendre certains enjeux thérapeutiques de la transe, l’importance de la dimension esthétique dans le processus de l’hypnose thérapeutique. Nous sommes au cœur d’un concept fondamental : le symbole nous montre comment le superficiel peut nous modifier en profondeur. Cela nous confirme l’importance de communiquer par les symboles avec l’inconscient de nos patients (et le nôtre !). La beauté nous aide à arrêter de penser, et aussi à penser autrement. Et Charles Pépin qui ne semble pas connaître Erickson, de se demander : et si ces deux apports étaient une seule et même chose ?

Passé si prêt de notre pratique hypnotique – notamment des propos développés par Rossi sur l’importance de la beauté en hypnose, qu’il relie comme Hegel à la Vérité – l’auteur s’éloigne ensuite pour étudier Freud et sa « sublimation » qu’il propose de considérer comme le concept central du freudisme.

Enfin, fort logiquement, Pépin termine sur ce qui reste incompréhensible, mystérieux, en reprenant la thématique du début, que nous pouvons qualifier d’hypnotique : la beauté nous transporte ailleurs « et nous parlant d’ailleurs nous aide à être ici », intensifiant notre présence au monde, notamment lors de ce temps intégratif essentiel que constitue la réorientation après la transe. Comme l’a magnifiquement écrit François Julien : « L’homme est l’être qui porte en lui de l’ailleurs… »

Un livre riche, facile à lire et qui nous invite à proposer l’exercice suivant :

– s’installer suffisamment confortablement

– laisser venir un souvenir d’un moment intense de beauté

-le revoir ou le revivre en observant

– vous réorienter, vous reconnecter avec l’endroit où vous vous trouvez

– facultatif : identifier ce qui vous a touché le plus dans l’expérience

– encore plus facultatif : quelles formes vous ont le plus ému ? Que veulent-elles vous dire?

Bien sûr vous pouvez faire l’exercice dans un musée ou devant un lac de montagne !

 

Dr THIERRY SERVILLAT

Rédacteur en Chef de la Revue Hypnose & Thérapies Brèves

Psychiatre. Pratique l’hypnose et les thérapies brèves au CITI (Rezé).

Enseignant assure des formations à l’IFH à Paris Institut Français d’Hypnose

Président de l’Institut Milton H. Erickson de Rezé. (Nantes)

Ancien président de la CFHTB. Formateur et conférencier.

Coordinateur et co-auteur de Psychothérapies : une approche plurielle (Masson).

Rédacteur en chef d’ HYPNOSE & Thérapies brèves.

http://www.rime44.com/

http://www.hypnose-ericksonienne.org/Intistut-Milton-H-Erickson-de-Reze-44_a472.html

 

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DIS POURQUOI – Dr Thierry Servillat

Jeune adolescent, Milton Erickson se levait la nuit pour s’occuper du journal de son lycée. Puis se recouchait après avoir écrit des articles qu’il découvrait le matin suivant à son réveil. Il est 22h26. Je ne suis pas trop en transe. Je vais essayer sa méthode pour écrire cet éditorial. Sur quoi pourrais-je le faire ? Qu’est-ce qui m’amusé aujourd’hui ? J’ai bien ri avec ma dernière patiente tout à l’heure, adolescente en proie à des crises de boulimie (sans vomissements). Elle m’a demandé si elle pouvait aller dans du « fantastique », je lui ai donné l’autorisation, puis lui ai simplement proposé, une fois entrée en transe, de monter en montgolfière, verticalement et lentement, pour atteindre les nuages « roses et gris ».

A LA MANIERE DE – Dr Philippe AÏM

POUR VOIR UN PEU PLUS LOIN ? Premier à répondre à Dominique Megglé, c’est avec respect que Philippe Aïm triture la parole du maître. Avec audace aussi, il conjugue humilité et fierté pour contribuer à penser la question de la transmission entre générations. 2007 : Au moment du forum de Liège, je suis interne à Nancy. J’ai à peine 27 ans et je vais découvrir l’hypnose en m’inscrivant au D.U. d’hypnose médicale de Paris VI. Je me prends virtuellement une baffe en écoutant Roustang parler de l’hypnose et je « tombe dans la marmite». J’achète les premiers numéros de la revue HYPNOSE & Thérapies Brèves, et le premier article que je lis est le premier du numéro 1 : « Les thérapies brèves » par D. Megglé. Le style est percutant et attractif, les idées me passionnent. J’entame une autre formation l’année suivante à l’hypnose et aux thérapies brèves à Nantes et je me mets à pratiquer autant que possible.

TRANSE, RIPAILLES ET EMERGENCE – Béatrice Dameron

ECLAIRAGE NARRATIF. Un deuxième et dernier (pour ce numéro en tout cas !) apport eu débat, envoyé spontanément (comme le précédent) par une praticienne de la thérapie narrative. Et qui le nourrit ! Un triple merci à D. Megglé : Pour avoir instillé dans son article la vivacité nécessaire pour réveiller la torpeur des premières chaleurs estivales et saluer ainsi la sortie de la « période sèche » de l’hypnose, celle des unanimismes illusoires qui durent ce que durent les temps de crise. Pour offrir à nos synapses une bonne controverse, et donc l’occasion de pratiquer quelques étirements qui nous réchaufferont jusqu’aux premiers frimas. Rien de tel en effet qu’une querelle des Anciens et des Modernes pour enflammer derechef le débat à coups de surenchères, et offrir un boulevard aux professions de foi adverses ou autres revendications en intégrisme supérieur.

THERAPEUTES EN EXERCICE – Dr Fabienne Kuenzli

S’AFFRANCHIR DES IDÉES RESTRICTIVES. Un exercice à appliquer en supervision de groupe ou avec des professionnels de l’aide en proie à des difficultés. Pour élargir nos possibilités d’être utiles. La critique postmoderne a tenté de nous rendre sensibles à l’influence des idées sur nos pratiques. Jacques Derrida, en parlant de « pratiques déconstructives », nous engage constamment à prendre une position réflexive pour observer l’effet de certaines idées sur nos pratiques. Depuis 1994, j’ai utilisé la notion d’idées restrictives dans ma pratique et mes enseignements, sans la formaliser, pour décrire comment et en quoi certaines idées pourraient influencer nos pratiques. C’est aujourd’hui chose faite et voilà baptisées les nouvelles idées restrictives et leur ribambelle d’influence. Nous appelons « idées restrictives » des idées que nous avons tous reçues, parfois malgré nous, et qui limitent notre relation au monde.

UNE FAIM EN SOI – Cynthia Drici

HYPNOSE ET PROBLEMES DE POIDS. L’hypnose peut avoir une place de choix dans la thérapeutique des problèmes de surpoids et d’obésité. A condition qu’elle prenne délicatement en compte la pluralité des besoins du patient. Cynthia Drici nous montre comment cela peut être entrepris dans le contexte habituel ainsi que celui après une chirurgie bariatrique. S’il est vrai que chaque patient est différent, il y a des problématiques qui sont, elles, très récurrentes et similaires. En effet, tout comme il est fréquent de se voir adresser un patient pour un sevrage tabagique, il est également tout à fait courant de recevoir en consultation un patient (qui la plupart du temps sera d’ailleurs une patiente) qui souhaite « faire de l’hypnose pour perdre du poids ».

ZONE DE CONFORT – Thierry Zalic

LA FACILITÉ D’ÊTRE BIEN. Beau travail d’écrivain thérapeute, autour de l’apport quantique au sein des thérapies brèves. A tout moment, l’individu a le choix d’être bien (ou le mieux possible). Rien ne l’en empêche. C’est à partir de cette proposition, vraisemblable ou non, qu’une part de ma pratique a vu le jour. Elle s’est imposée à moi naturellement, comme un jour la transe pénètre celui qui l’a longtemps cherchée. Quand mes confrères multiplient les séances, une à trois séances suffisent pour que la vie s’allège. Le patient ne comprend plus comment il a pu en être autrement. Lecteur, ne crois pas là à une forfanterie; je témoigne comme il m’intéresse énormément de te voir témoigner.

HYPNO-PHILO : QUAND LA BEAUTE NOUS SAUVE – Dr Thierry Servillat

Le titre du dernier livre de Charles Pépin, jeune (40 ans) professeur de philosophie, ne pouvait que m’interpeler. Surtout avec le Jaune et or de Mark Rothko en couverture. Si comme moi vous n’avez pas encore de culture dans ce champ difficile qu’est l’Esthétique, ce livre est pour vous. La première phrase : « Commencez par imaginer une femme…» démarre fort pour nous hypnothérapeutes. L’auteur nous propose d’avoir affaire à quelques humains qu’il met en situations afin d’illustrer, mais aussi manifestement de penser son propos qui explore la question : que peut-on attendre de la beauté ?

QUIPROQUO, MALENTENDU ET INCOMMUNICABILITÉ : « AUCUNE IDEE » – Dr Stefano Colombo et Muhuc

– Allô, docteur Reçoit ?
– Bonjour, je regrette mais, actuellement, je ne reçois pas.
– Non, je veux dire : êtes-vous bien le Dr Reçoit ?
– Ah, oui ! Bien sûr : Reçoit en personne.
– J’espère ! Vous n’allez quand même pas consulter par courriel ou Skype.
– Je voulais dire que c’est bien le Dr Reçoit en personne qui vous répond.
– Permettez-moi une question : comment peut-on être médecin et avoir un tel nom?
– Aucune idée.
– Comment aucune idée ?
– Vrai ! Vous avez raison : comment peut-on avoir « aucune idée « si on n’en a pas.
– On n’en a pas de quoi ?
– D’idée justement !

RECHERCHE : L’HYPNOSE SUR LA VOIE DE LA SUBJECTIVITE – Antoine Bioy

Commençons par une étude épidémiologique d’envergure (Purohit et al, 2013), qui montre que l’hypnose, avec d’autres thérapies « corps esprit » (selon la classification OMS), est un recours spontané pour les patients ayant des troubles neuropsychiatriques (anxiété, dépression, insomnie, maux de tête, troubles de la mémoire, déficits attentionnels, troubles du sommeil journalier). Ainsi, sur plus de 23000 patients, un quart ont recours à ces thérapies complémentaires contre 15% dans la population générale. Les chercheurs montrent également que plus les patients ont de symptômes, et plus ce recours est important. La raison la plus souvent invoquée par les patients est un manque d’efficacité des thérapeutiques médicales traditionnelles. Pour autant, 70% des patients ne parlent pas de ce recours aux thérapies « corpsesprit » à leur médecin.

COINCIDENCES : L’URGENCE DE LA CRÉATIVITÉ – Olivier Prian

Bon anniversaire ! 10 ans déjà ! A cheval sur les années 2002 et 2003, l’effectif au grand complet du service des urgences de la Clinique La Sagesse à Rennes (soit une trentaine de professionnels de santé – infirmières, surveillante, aides soignantes, médecins – et les secrétaires pour la première partie) a suivi la formation « hypnose et douleur aigüe ». Ce fut, est-il besoin de le dire aux lectrices et lecteurs avertis de cette revue, une expérience des plus riches et particulièrement stimulante sur un plan créatif. Chaque session a été l’occasion de découvertes, de déséquilibres et d’apprentissages, en route vers un changement dont nous ne mesurions pas l’ampleur. Un questionnaire distribué un an plus tard soulignait ce changement des pratiques professionnelles à l’unanimité.

CUISINES ET MERVEILLES : MELONGENE, UNE ENIGME – Joëlle Mignot

Avez-vous déjà caressé une belle mélongène? Avez-vous déjà laissé lentement glisser la pulpe de votre doigt pour en sentir la finesse et le velouté ? Sa peau brillante et lisse est étonnante de douceur et de fermeté, sa robe améthyste profond protège une chair légère et absorbante qui ne demande qu’à se gorger de la meilleure huile d’olive pour en favoriser la cuisson lente et goûteuse, préparant une fête des sens…
« al-bâdinjân » ( ) en arabe puis mélongène en latin, melanzana en italien, elle répond également aux doux noms de brindelle à la Réunion et de bélangère aux Antilles, et patlican en turc où elle trône en reine dans la cuisine ottomane. Qui est-elle ?

HYPNOSE DÉTOURNÉE ET EMPRISE FLASH. NOUS DEVONS DIRE NON. Yves HALFON

Le mot « hypnose » est noble », mais il y a des manières « inacceptables » d’utiliser l’hypnose. Voici quelques réflexions sur la survenue médiatique de l’hypnose de rue, de l’hypnose « flash » et de l’utilisation malencontreuse de ces pratiques par des individus sûrement ignorant de la dangerosité de ces méthodes sur les personnes. A propos de l’utilisation inappropriée et choquante de l’hypnose par les hypnotiseurs de rue et de music-hall, et avec parfois la complicité naïve des sujets victimes de cette manipulation, nous pouvons dire qu’il se crée une relation perverse, qui pourrait être préjudiciable à la personne qui se prête au jeu du manipulateur.

Hypnose et Thérapies Brèves: Hypnose-Philo 28, Dr Thierry SERVILLAT

Des logiques non ordinaires. Hypnose et Thérapies Brèves, Dr Thierry Servillat

hypno-philoLa logique est une partie de la philosophie, nous l’oublions trop souvent. A ce sujet, un des livres les plus récents (2008) de Giorgio Nardone, dont les éditions Satas viennent de publier la traduction française, traite du changement en référence aux logiques non ordinaires.

Quelles sont ces logiques ? Elles sont bien éloignée de celles qu’affectionne – Wittgenstein excepté – notre philosophie occidentale dominée dans ce domaine par Platon, d’où son éloignement de la réalité que vivent nos patients.
G. Nardone s’intéresse à ces logiques, fidèle à sa conviction que psychologie et psychothérapie sont « la nouvelle philosophie appliquée », au sens que cette expression avait au siècle dernier.
L’être humain n’est pas rationnel. « Mû par ses émotions », il se comporte autre- ment que ce que lui dicte sa raison. L’auteur, qui place la notion d’illusion au centre de sa réflexion sur la dépression, propose un nouveau concept, l’auto-tromperie, qui consiste à croire que nous contrôlons la réalité grâce à notre pensée.

Ceux qui le connaissent savent que G. Nardone se situe dans la continuité des présocratiques et des sophistes (Antiphon, Anaxarque). Il rappelle son sentiment de fraternité avec Nietzsche ; il est préoccupé par ce qui est efficace et efficient, et s’efforce de comprendre les logiques en œuvre dans les problèmes des patients. Car, pour lui, la logique est le « pont entre théorie et application directe ». Cela se discute, bien sûr : nous sommes dans la philosophie ! Le débat, d’ailleurs, Giorgio Nardone ne va probablement pas manquer de le provoquer, et c’est un des premiers intérêts du livre. Car avec ses points de vue, il se situe sur certains points bien loin des conceptions éricksoniennes qu’il ne manque pas d’attaquer, de façon argumentée.

Après avoir brièvement rappelé les bases de la logique occidentale ordinaire classique (Aristote, le tiers exclus : une proposition ne peut à la fois être vraie et fausse, elle est l’une ou l’autre), il évoque Bateson, qui considérait que « pour un être humain, être en contradiction est une règle, pas une exception ». Si nous croyons le contraire, nous nous auto-trompons. Ainsi, nous nous rassurons, mais bien souvent nous nous piégeons également, en répétant des tentatives de solution inefficaces que l’Ecole de Palo Alto a pu théoriser avec la notion de paradoxe…

 

Dr THIERRY SERVILLAT

Psychiatre. Pratique l’hypnose et les thérapies brèves au CITI (Rezé).

Président de l’Institut Milton H. Erickson de Rezé.

Ancien président de la CFHTB. Formateur et conférencier.

Coordinateur et co-auteur de Psychothérapies : une approche plurielle (Masson).

Rédacteur en chef d’HYPNOSE & Thérapies brèves.

http://www.rime44.com/

http://www.hypnose-ericksonienne.org/Intistut-Milton-H-Erickson-de-Reze-44_a472.html

 

 

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Revue Hypnose Thérapies Brèves 28Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue

N°28 : Février, Mars, Avril 2013

 

Edito : Et(h)iquettes ? Thierry Servillat
« HYPNOSE & Thérapies Brèves » présente ses meilleurs vœux de bonne année à ses lecteurs.
Evidemment, me direz-vous. A la revue, vous êtes polis !
Bon, d’accord, si vous le prenez comme ça, je vous propose une petite réflexion. HYPNOSE : que représente pour nous ce mot ? Une pratique que nous affectionnons et que nous trouvons utile ? Certainement ! Un simple mot auquel il convient de ne pas accorder (trop) de révérence impressionnée ? Sûrement !
Un mot qui nous relie, un « acteur réseau » ? Bien volontiers !
Une simple étiquette pour nommer nos pratiques que nous voulons sincèrement créatives ? Pas si sûr !
Et que dire des nouveaux termes qui fleurissent depuis 30 ans (et même un peu plus) pour désigner ces fameuses « thérapies brèves » dont la multiplicité peut à la fois nous stimuler et aussi nous décourager (nous ne pourrons jamais les apprendre toutes !) ?
« Je viens vous voir parce que vous pratiquez l’hypnose ». « Ah oui, cela m’arrive, mais pas toujours, pas seulement », ai-je l’habitude de répondre, soucieux de garder le plus possible ma liberté d’intervention, la marge de manœuvre chère au regretté Richard Fisch… Lire la Suite…

“L’utilisation. Pour diluer les résistances“ Lilian Borges Zeig.

Principe essentiel dans l’approche éricksonienne, l’utilisation est présentée ici de façon approfondie, de nombreux exemples cliniques illustrant la richesse du concept et son importance pratique fondamentale.

Le Dr Milton H. Erickson a révolutionné la psychothérapie en y apportant de nombreuses innovations et une manière de la pratiquer différente de celle de son époque. Une de ses grandes contributions a été ce que nous appelons l’Utilisation. Celle-ci a été la facette centrale des interventions du Dr Erickson, et nous pouvons dire qu’elle faisait aussi partie de son style de vie. Il n’est pas possible de comprendre la psychothérapie éricksonienne sans comprendre cet important concept.
L’Utilisation est la promptitude avec laquelle le thérapeute répond stratégiquement aux stimulations de l’environnement, du patient et de la situation thérapeutique afin d’arriver aux buts de la transe et de la thérapie. C’est une manière d’« explorer l’individualité du patient pour vérifier quels apprentissages, expériences et habiletés mentales sont disponibles pour combattre le problème et alors utiliser ses réponses personnelles internes uniques pour atteindre les objectifs thérapeutiques ». (Erickson & Rossi, 1979, p.1). C’est une manière de ne pas se laisser entraîner par la situation, mais au contraire de la prendre en main. « Le concept d’Utilisation implique que tous les aspects du client : son comportement, sa personnalité, ses relations et sa situation, sont potentiellement précieux et utiles pour rendre le patient capable d’acquérir des choix comportementaux plus gratifiants » (Erickson, 1980). Lire la Suite…

 

“Hypnothérapie et « états du moi ». Tous en scène“ Luise Reddeman, Allemagne

Très pratiquées en Allemagne, la thérapie des « états du moi » peut utilement être combinée avec l’hypnose, ce que nous montre Luise Redemann, auteure très connue dans ce pays.
La psychothérapie est toujours associée au « drame de l’homme » – une expression de Fernando Pessoa – et nous prenons de plus en plus conscience que ce drame est entre autre l’expression de notre multiplicité intérieure, en particulier lorsqu’elle provient de traumatismes.
La thérapie psychodynamique imaginative des traumas, (en allemand : Psychodynamisch Imaginative Trauma Therapie, PITT), a été développée en Allemagne à partir des années 1980 comme traitement intégratif des personnes souffrant de séquelles souvent graves de traumatismes de l’enfance. PITT est imprégnée par la psychanalyse, mais également inspirée de nombreuses orientations et écoles psychothérapeutiques, en particulier l’hypnothérapie. A mes yeux, il est important de découvrir le point commun entre les différentes écoles thérapeutiques, et je considère utile de connaître et de citer les différences, c’est-à-dire de disposer de théories consistantes. Les théories sont des concepts utiles pouvant faire l’objet d’un consensus et ne sont pas des vérités. Comme les êtres humains sont différents, ils auront des préférences pour différents concepts. Parfois on pourrait parler de différents auteurs développant des sujets différents, comme Fernando Pessoa avait en lui des écrivains différents qui pouvaient co-signer certains livres avec lui. Lire la Suite…

 

“Colères de l’enfant. Approche narrative“ Hélène Darrié Magnin, France

Les apports des thérapies narratives font actuellement débat. Etant nées du travail thérapeutique avec l’enfant, il était logique qu’un outil essentiel de cette approche, l’externalisation, soit présenté dans un tel cadre.
Je vous propose de partager avec vous quelques expériences thérapeutiques sur le thème de l’externalisation. L’externalisation est une technique dont j’ai découvert le nom en faisant une formation sur les thérapies narratives. Je l’utilise chez l’enfant depuis de nombreuses années, mais j’ai appris il y a un an (au cours d’une formation d’hypnose et thérapies brèves) qu’elle était issue des thérapies narratives. Faire le lien entre ces deux éléments a modifié et complété ma perception de cette technique. Lire la Suite…

 

“Perte puis profit. Face au sentiment de diminution“ Doris Suchecki, Argentine

La vie peut être vue comme une perte continuelle, perte qui se fait sentir bien souvent par à-coups : survenue d’une maladie physique, décès d’un proche, séquelles d’un accident… Ce « coté pas sympathique de la vie » (Milton Erickson) peut pourtant constituer une opportunité pour découvrir des ressources.

INTRODUCTION
La perte de certaines capacités dans le corps humain fonctionne comme une détonation de l’existence. Une maladie qui limite, un accident qui mutile, un désastre, un viol, sont des faits qui prennent tout leur sens dans la narration de celui qui les subit.
Des questions surgissent : « Pourquoi moi ? » ; « Pourquoi maintenant ? » ; « Quelle sera la suite ? ». Ces questions réactualisent le sens de notre existence et l’incertitude à laquelle nous sommes confrontés. La douleur physique est un appel du corps, et la souffrance mentale est un cri de l’âme. Nous expérimentons une anxiété et une peur de la mort, un désordre, un rejet, une rage, une négation, une dépression, une humiliation, une mélancolie… et, finalement, une acceptation.
Accepter sa propre douleur signifie avoir compris que le danger et le mal ne peuvent pas être évités. Avoir des difficultés est un élément structurel de la vie. Devant les difficultés, nous perdons momentanément nos cadres de références jusqu’à en créer de nouveaux. Si nous avons con- science de recevoir ce que la vie nous offre, nous découvrirons aussi que nous disposons de la liberté de choisir et de donner un nouveau sens à ce qui nous arrive. J’ai confiance en la capacité de l’homme pour vaincre l’adversité et réinventer une nouvelle manière de vivre dans ce monde. Le défi est comment l’organiser. Lire la Suite…

 

“ Un dialogue inhabituel. Cybernétique et émotions. Gregory Lambrette, Belgique

Une des avancées importantes de l’approche stratégique brève concerne la prise en compte du travail avec les émotions. Gregory Lambrette situe cette évolution dans une perspective historique, pour nous emmener loin des conceptions pionnières initiales, sans pour autant s’en couper.

« Il n’y a pas de résistance, il n’y a que du feed-back » Albert SCHEFLEN.

LIMINAIRES
Au même titre que les comportements et les cognitions, les émotions sont l’un des composants essentiels de nos interactions. Principalement déclenchées par nos croyances et notre perception de la réalité, les émotions influent sur nos agissements (ou non-agissements) et déterminent (ou empêchent) pour beaucoup nos réactions. On peut feindre de les ignorer et tenter de feinter avec elles en privilégiant la seule raison. L’on peut également se focaliser exclusivement sur elles et en être aveuglé au point de ne plus voir d’autres paramètres tout aussi essentiels. Mais les négliger serait nier un déterminant fondamental de nos actions et la substance même de nos relations. C’est que si la vie n’est pas logique (au sens traditionnelle du terme s’entend) et la raison auto-suffisante, nous savons, à l’instar de Pascal, que le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point. Lire la Suite…

 

Hypnophilo : “Des logiques non ordinaires“ Thierry Servillat

La logique est une partie de la philosophie, nous l’oublions trop souvent. A ce sujet, un des livres les plus récents (2008) de Giorgio Nardone, dont les éditions Satas viennent de publier la traduction française1, traite du changement en référence aux logiques non ordinaires.
Quelles sont ces logiques ? Elles sont bien éloignée de celles qu’affectionne – Wittgenstein excepté – notre philosophie occidentale dominée dans ce domaine par Platon, d’où son éloignement de la réalité que vivent nos patients.
G. Nardone s’intéresse à ces logiques, fidèle à sa conviction que psychologie et psychothérapie sont « la nouvelle philosophie appliquée », au sens que cette expression avait au siècle dernier.
L’être humain n’est pas rationnel. « Mû par ses émotions », il se comporte autrement que ce que lui dicte sa raison. L’auteur, qui place la notion d’illusion au centre de sa réflexion sur la dépression, propose un nouveau concept, l’auto-tromperie, qui consiste à croire que nous contrôlons la réalité grâce à notre pensée. Lire la Suite…

 

Quiproquo, malentendu et incommunicabilité : “C’est déjà ça !“ Stefano Colombo, dessin de Muhuc

– Ah ! Je vois dans vos yeux un regard plus brillant ! – C’est vrai ? Je n’ai bien dormi que cinq nuits cette semaine.
- C’est déjà ça !
- Bien ! Je vois que les fringales c’est fini. Vous avez perdu du poids ! Combien ? – Que deux kilos, et encore. – C’est déjà ça !
- Comment avez-vous fait pour diminuer le nombre de vos cigarettes ?
- Docteur ! Croyez-vous encore au père Noël ou vous moquez-vous de moi ? Je ne suis passé que de trente à vingt-quatre cigarettes par jour.
- C’est déjà ça ! Lire la Suite…

 

Recherche : “Le cerveau, préprogrammé pour l’hypnose ?“ Antoine Bioy

Ce dernier trimestre 2012, un article a défrayé la chronique scientifique, à partir des recherches menées dans le laboratoire du talentueux Spiegel, à Harvard (Hoeft et al., 2012). Les auteurs semblent en effet prouver que l’hypnotisabilité ne serait pas un trait de personnalité, mais serait le produit de connexions neuronales spécifiques. Pour ce faire, les auteurs s’intéressent aux différences entre 12 sujets faiblement hypnotisables et 12 sujets hautement hypnotisables (tous adultes), en partant à la recherche d’une signature neurologique qui les différencieraient. Ceci permettrait d’atteindre une vieille lune : construire des scripts cliniques adaptés aux profils psychologiques / cognitifs, et ici neurologiques, des patients.
Sur un plan général, cette étude con- firme une nouvelle fois que l’état hypnotique n’est pas un “lâcher prise” comme cela est souvent dit, mais un modulateur des champs cognitifs et sensoriels. Roustang parlait d’un éveil paradoxal, les neurosciences continuent à lui donner raison. Et les auteurs de conclure que finalement l’hypnose peut être synthétisée comme une situation de “ conflict-free attention and intention ”. Lire la Suite…

 

Coïncidences : “Peinture : les 5 sens“ Sophie Cohen

Chers lecteurs hypnothérapeutes, est-ce utile de préciser pourquoi ce genre de tableaux – car il s’agit bien d’un genre, j’aurai l’occasion d’y revenir un peu plus loin – a retenu mon attention ? Ne sommes-nous pas tous en permanence à « jouer », diagnostiquer et travailler avec poésie, avec les cinq sens : les nôtres et ceux de nos patients ?
Joyce Mills nous recommande d’établir un diagnostic en étudiant la façon dont le patient s’exprime sur les cinq sens, de sorte d’examiner où sont les blocages. Ou, dit autrement, de repérer les sens sur lesquels le patient se trouve en auto- hypnose négative. L’intervention du thérapeute visant à restaurer une auto-hypnose positive sur les sens qui seraient affectés, à remettre de la vie, de la fluidité là où il y a blocage.
Gaston Brosseau, lors de ses interventions, propose avec poésie et humour aux personnes qui viennent le consulter de « réinitialiser » leurs ressources sur les cinq sens1 de sorte d’être complètement présent, disponible à ce qui se passe ici et maintenant. Lire la Suite…

 

Congrès et conférences : “Le congrès ISH de Brême“ Elise Lelarge

Dans les coulisses de la fête d’octobre, à Brème, nous traversons la grande place pour rejoindre le Palais des Congrès entre les manèges qui se montent. Le lieu du congrès que nous allons découvrir progressivement pendant ces 5 jours de ren- contres internationales est particulière- ment convivial… Le premier matin, je dé- couvre avec plaisir le travail de Stéphane Ottin Pecchio. Tout cela me donne bien envie de faire une séance… Pour voir… Il chante, joue du piano, touche des points d’acupuncture, accompagne dans une transe hypnotique, en forêt, une clairière, un message, spécialement pour vous… Ça raisonne, ça vibre, entre les notes de son piano, sa voix, le toucher et la transe… Qui a dit que les hommes ne sont pas multitâches ? Lire la Suite…

 

Humeur : “Le siècle de la synthèse“ Ephrem Ménager

Nous ne connaissons pas notre bonheur d’être initié à l’hypnose, la mère de toutes les psychothérapies. Nous ne pouvons que plaindre ceux qui, ne connaissant pas la chance d’avoir un outil thérapeutique athéorique aussi puissant, en sont encore à des batailles idéologiques de l’autre siècle. J’en donnerai trois exemples.

Il y a cette proposition de loi de pénaliser l’utilisation de la psychanalyse dans l’autisme. Or il me semble que s’il s’agît de dénoncer un défaut de soin adapté, ce n’est pas le pouvoir législatif mais le pouvoir judiciaire qui devrait trancher. Lire la Suite…

 

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