Formation au Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris. Critères d’admissibilité et éthique.

Mis en avant

philippe aim laurent philippe grossInscription à la formation

Les conditions nécessaires et les démarches à suivre:

– Être un professionnel de la Santé (Médecin, Dentiste, Psychologue, Infirmièr(e), Sage-femme, Kinésithérapeute, Ergothérapeute, Psychothérapeute agréé ARS)

– Envoyer un mail à partir de notre formulaire en cliquant ici à l’adresse du Collège
o Un mini-CV retraçant votre parcours professionnel
o Une dizaine de lignes expliquant votre motivation à vous inscrire et la façon dont vous comptez utiliser l’hypnose dans le cadre de votre exercice professionnel

–  Par la suite, une réponse vous parviendra vous confirmant on non la possibilité d’inscription pour la formation demandée au sein du CHTIP, et vous pourrez nous faire parvenir votre photo, afin de constituer votre dossier.

La formation : quels critères pour une bonne formation ?

De façon bien légitime, de nombreuses personnes veulent donc se former. Mais dès lors, comment reconnaître une « bonne formation » à l’hypnose?

1. Les étudiants: uniquement des professionnels du soin diplômés !

L’hypnose est une pratique thérapeutique et puissante qui ne devrait pas être pratiquée par tout un chacun mais uniquement par des professionnels du soin diplômés (professionnels de santé), tout comme n’importe quelle technique de soins. Ce n’est pas juste une technique de développement personnel ou de relaxation.

Un institut de qualité se distingue donc par sa volonté de ne former que des professionnels du soin. Il en va de la protection des patients.
Méfiez-vous donc de ceux qui ouvrent l’hypnose à « n’importe qui » ou à tous ceux désirant se former, tout, comme vous auriez été méfiant envers un institut qui formerait à la chirurgie ou à la prescription de médicament tous ceux qui le souhaiteraient… Commercialement c’est bien plus rentable, mais ce n’est pas très éthique.

2. Les enseignants: des professionnels du soin expérimentés !

Par symétrie, il semble évident que les dirigeants et enseignants de l’institut soient des professionnels du soin diplômés. Ils doivent également être expérimentés dans la pratique de l’hypnose et dans l’enseignement.

Méfiez-vous donc des titres un peu atypiques « maître praticien de… » / « formé par… » / « seul habilité à… » / ou qui ont simplement le titre d’hypnothérapeute (qui n’est pas protégé et qu’hélas, n’importe qui peut « s’attribuer »…). C’est ainsi qu’on verrait d’authentiques professionnels  du soin expérimentés se faire « superviser » par des personnes n’ayant aucun titre de soignant reconnu !

3. Les conditions de la pratique: dans le cadre de notre profession !

De même les étudiants doivent être encouragés à pratiquer l’hypnose dans le cadre du décret de compétences, du règlement ou de la déontologie de leur profession médicale ou soignante. La formation d’hypnose à elle seule ne fait pas une qualification professionnelle de soignant, hypnothérapeute n’est pas un métier, c’est une corde que l’on ajoute à son arc (ou à son violon), dans le cadre du métier que l’on exerce.

Méfiez-vous donc de ceux qui prétendent apprendre un métier à leurs élèves, leur apprendre à devenir des professionnels de la thérapie…voire (ça se voit !) leur apprennent à faire un business plan et à s’installer en tant que thérapeute…

Code éthique

L’intérêt et le bien-être du patient constituent l’unique objectif.

L’hypnose est considérée comme une possibilité d’aide parmi d’autres formes de pratiques scientifiques ou cliniques validées. Il en résulte que la connaissance des techniques d’hypnose ne saurait constituer une base suffisante pour l’activité thérapeutique ou de recherche. L’hypnopraticien doit donc avoir les diplômes requis lui permettant d’exercer dans le champ où s’exerce son activité hypnotique : Médecin, Chirurgien-dentiste, Psychologue, Sage-femme, Infirmier, Kinésithérapeute.

L’hypnopraticien limitera son usage clinique et scientifique de l’hypnose aux aires de compétences que lui reconnaît le règlement de sa profession.

L’hypnose ne sera pas utilisée comme une forme de distraction. Tout particulièrement, toute participation à des spectacles publics, ludiques sera proscrite.

L’hypnopraticien ne facilitera ni ne soutiendra la pratique de l’hypnose par des personnes non qualifiées.

Responsables de Formations: Laurent Gross & Philippe Aïm

Le lieu de la formation en hypnose à Paris vous sera communiqué après inscription.

 

Petites poucettes. Dr Thierry SERVILLAT, Rédacteur de la Revue Hypnose & Thérapies Brèves

Hypnose Philio n°30

Petites Poucettes… Dr Thierry SERVILLAT. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 30

Printemps 2013, France, un jeune philosophe de 83 ans est en tête des ventes avec un essai1 écrit pour « ce nouvel écolier, cette jeune étudiante » d’aujourd’hui, qui – c’est « une des plus fortes ruptures de l’histoire depuis le néolithique »- habitent la ville tout en s’efforçant de ne pas polluer, vivent dans un « monde plein » de presque 7 milliards d’individus, et qui peuvent en moyenne espérer atteindre l’âge de 80 ans. A peu près l’âge de l’auteur justement.

Michel Serres- car il s’agit de lui – commence son livre en exprimant une sorte d’inquiétude qui peut nous interpeler : « Quelle littérature, quelle histoire comprendront- ils ? » Mais dès la page 11 de ce court ouvrage, l’attention de l’auteur va envisager de nouvelles pistes. Une prise de conscience d’abord : « Sans que nous nous en apercevions, un nouvel humain est né », qui lit et qui écrit autrement, avec ses deux pouces (d’où le titre du livre), notamment ces messages qu’on appelle SMS.

 

Ce « nouveau-né » est, compte tenu du déclin des idéologies vis-à-vis desquelles se définissaient ses ancêtres, plus que jamais un individu. Critiquant les « vieux grincheux » qui ne voient là qu’égoïsme, Serres préfère lui « aimer d’amour ces jeunes gens », en essayant concrètement de les aider à « inventer de nouveaux liens ».

Nous sommes, hypnothérapeutes, thérapeutes brefs, et autres praticiens de ces liens, évidemment concernés par le souci de l’auteur. Examinons ce que celui-ci propose, et même, de plus en plus au fil du livre, telle une pythie moderne, ce qu’il voit.

D’abord, tels Saint Denis, les jeunes (et bon nombre de moins jeunes !) de notre époque ont perdu leur tête. Mais ils la rallument chaque matin en appuyant sur le bouton on de leur ordinateur. Nos apprentissages sont-ils dans le disque dur ? Il reste donc au-dessus de nos épaules de la place pour « l’intuition novatrice et vivace », pour du « vide translucide » ! Après les révolutions techniques apportant de nouveaux outils pour des sciences « dures » et efficaces, celles, technologiques, de l’écriture puis de l’imprimerie ont mené aux sciences humaines qui, pour Michel Serres, sont « douces » car créant les coopérations humaines collectives (sociales, politiques).

C’est dans ce monde futur de la coopération que l’auteur nous emmène pour dès maintenant accompagner nos jeunes à construire le futur. La transition n’est pas si majeure. En informatique aussi, l’espace de la page2 reste le format qui (nous) domine. Il faut pourtant en sortir, nous dit Serres, pour convertir nos têtes au « vide ». Car « le sujet de la pensée vient de changer », nos « entendements » sont conviés à prendre une « autonomie nouvelle (…) à laquelle correspondent des mouvements corporels sans contrainte et des brouhahas de voix ». Parle-t’il pendant le cours, c’est que l’étudiant a déjà le savoir disponible sur Internet. Et il a plus besoin d’invention, autre type de savoir. Finis les « Petits Transis », écoliers et étudiants épouvantés, fascinés, soumis, « formatés par la page et courbant le dos ». Ils peuvent maintenant, par l’accès au savoir disponible, « sortir de la caverne » platonicienne. Ce savoir par eux se répand, « homogène, décentré et libre de mouvements ».

Pour parvenir à ce savoir intégratif, fusionnant, Michel Serres propose d’abord d’écouter ce « bruit de fond (…) en suivant les mouvements nouveaux des corps », en essayant d’ « expliciter l’avenir » à partir d’un intérêt au « disparate ». Ce qui pourra conduire à bouleverser le classement des sciences. En disposant par exemple le Département de chimie en face de celui d’écologie, on favoriserait les rencontres entre chercheurs qui ne parlent pas la même langue.

22 ans après le Tiers Instruit, Michel Serres continue donc les mêmes intuitions et convictions. En allant plus loin : il faut changer de raison, car « l’objet de la cognition vient de changer », qui fait que « nous n’avons pas un besoin obligatoire de concept. Parfois, pas toujours ». Ce qui « redonne dignité au savoir de la description et de l’individuel », aux singularités. Et un nouveau savoir accueillant au récit.

Un récit qui ne peut avoir lieu qu’en dehors des campus formatés, là où un « contrôle réciproque » est possible (ce qui nous rappelle Edgard Morin qui insistait sur la nécessité d’« évaluer les évaluateurs » , tout en allant plus loin que lui), rendant avec lui possible un « nouvel âge d’or » où un « tissu de voix » libres s’accorde avec celui de la Toile pour former une nouvelle démocratie faite d’individus mobiles de l’espèce Homo Viator citoyens de villes connurbées au-delà des frontières politiques.

– Imaginer que les propriétés de chaque individu vivant soient codées.

– Imaginer un arbre constitué par ces codes, haut comme la Tour Eiffel (ou autre édifice équivalent ayant votre préférence). Les caractéristique communes s’assemblant en une sorte de tronc, les plus rares constituant des branches et les exceptionnelles des feuilles.

 

Dr THIERRY SERVILLAT

Rédacteur en Chef de la Revue Hypnose & Thérapies Brèves

Psychiatre. Pratique l’hypnose et les thérapies brèves au CITI (Rezé).

Enseignant assure des formations à l’IFH à Paris Institut Français d’Hypnose

Président de l’Institut Milton H. Erickson de Rezé. (Nantes)

 

Ancien président de la CFHTB. Formateur et conférencier.

Coordinateur et co-auteur de Psychothérapies : une approche plurielle (Masson).

Rédacteur en chef d’ HYPNOSE & Thérapies brèves.

http://www.rime44.com/

http://www.hypnose-ericksonienne.org/Intistut-Milton-H-Erickson-de-Reze-44_a472.html

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LANCER LES NÉCESSAIRES DÉBATS – Dr Thierry Servillat
Ça y est, les temps ont changé : l’hypnose – au moins la chirurgicale – entre dans tous les hôpitaux ou presque, et de nombreuses cliniques s’y mettent. Et en « ville », comme on dit, de plus en plus de thérapeutes brefs utilisent l’hypnose, consciemment ou non. Une sorte de consensus s’installe, renforcé par l’avis plutôt favorable récemment émis par l’Académie de Médecine.

TERRA HYPNOSIA – Dr Dominique MEGGLÉ Conférence donnée au VIII° Forum de la CFHTB à Strasbourg le 18 mai 2013
LES VIEILLES CARTES SONT PRÉCIEUSES
Dans un style de plus en plus affirmé, Dominique Megglé proclame ses convictions sur ce qui lui paraît essentiel de l’hypnose thérapeutique. En reparcourant le travail d’Erickson qu’il vit lui-même dans son propre voyage vital. Avec lui, HYPNOSE & Thérapies brèves est heureuse de lancer le

LA BELLE ET LA BÊTE – Marilia BAKER
S’IMPLIQUER À DEUX. Conte d’origine française, La Belle et la Bête est très connu outre Atlantique. Marilia Baker, thérapeute brésilienne vivant en Arizona, nous montre comment il peut être richement utilisé en thérapie de couple.

ÊTRE THÉRAPEUTE – Jean-Philippe VERON
UN FILM D’ERREURS EN 3D Ostéopathe devenu psychologue, Jean-Philippe Veron aborde sous trois angles comment l’erreur fait partie intégrante de la vie de thérapeute. Sur le mode de l’humour, une question éthique centrale est posée. Un texte publié avec l’accord de l’association Paradoxes.

LES COULEURS DU PLAISIR – Joëlle MIGNOT
PORTES VERS LE SUBLIME Fine connaisseuse de l’utilisation de l’hypnose en sexologie, Joëlle Mignot développe les connexions intimes entre couleurs et accès à l’un des grands plaisirs de la vie. Pour une hypnose subtile qui nous redit que le sexe est une relation créative.

HYPNOSE ET NEUROSCIENCES – Dr Luc FARCY et Dr Adrien LORETTE
UN DIALOGUE FRUCTUEUX ET SÉCURISANT Fini le temps où le clinicien ne pouvait appréhender les neurosciences que sous l’angle d’une fascination bien souvent stérile et d’ailleurs généralement temporaire ou intermittente. Une nouvelle manière de voir est présentée ici, où le clinicien peut trouver dans les résultats des chercheurs des résonances de sa pratique quotidienne qui vont le rassurer et stimuler sa créativité.

« Encore heureux ! » Dr Stefano COLOMBO
Frédéric ne possède ni voiture, ni moto. Encore heureux d’avoir un vélo, se console t-il en l’enfourchant pour se diriger vers la forêt toute proche. Il a une profonde envie de se remplir les poumons des parfums des arbres et du sous-bois.

Avancées et limites – Antoine Bioy
Nous commençons cette rubrique par deux jolies publications françaises. Citons d’abord celle de Patrick Catoire et al. qui étudient le transfert d’embryons avec une préparation incluant l’hypnose par rapport à une préparation standard (médicament et relaxation). Ils montrent l’absence de différence tant sur le niveau d’anxiété, que sur le ratio de naissance.

Hypnose musicale DE BACH À DEBUSSY – Dr Stephane OTTIN PECCHIO
En présentant aux congrès de Brème et de Strasbourg les processus hypnotiques que l’on trouve dans les oeuvres de Bach et Debussy, j’ai associé deux compositeurs qui, à première vue, s’opposent.
La musique de J-S. Bach, comme toute la musique baroque, exerce un effet apaisant.

Le Certificat d’Hypnose Clinique – Dr Patrick BELLET
UN ENJEU PROFESSIONNEL POUR LA CFHTB !
Nous sommes à un moment clé de notre développement. Le 8ème Forum à Strasbourg a marqué une évolution européenne de notre travail, 2015 à Paris verra son exposition internationale.
En 1996, la CFHTB s’est créée à partir d’une prise en considération de notre identité et de sa spécificité. Simple, simplissime même !
Les différents « acteurs » francophones étaient dispersés, sans contacts les uns avec les autres, aucune structure ne les réunissait et pourtant les potentialités existaient. Isolées.

Procrastinations. Dr Thierry SERVILLAT, Rédacteur de la Revue Hypnose & Thérapies Brèves

PROCRASTINATION. Dr Thierry SERVILLAT. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 29
Revue Hypnose Thérapie Brève 29

 

 

HYPNO-PHILO

Procrastination(s). Dr Thierry SERVILLAT, Président de l’Institut Milton H. Erickson de Rezé (Nantes)

Professeur de philosophie à Stanford, John Perry, procrastinateur lui-même (si nous le croyons) a écrit, sur un mode humoristique, un manuel qui pourra aider bon nombre de nos patients, et aussi pas mal de thérapeutes. Sur un problème souvent qualifié de « stupide », car semblant tout à fait irrationnel (nous dirons acrasique1 pour faire « branché philo grecque »), l’auteur va écrire un livre brillant, grand succès de librairie témoignant, si besoin était, de la difficulté de nos contemporains à gérer leur temps. Car il s’agit bien – je reconnais moi aussi avoir procrastiné pour avoir attendu la 16ème ligne pour le définir, de remettre à plus tard une tâche considérée comme importante.

Le livre commence par un témoignage, récit d’une révélation telle celle de Saint Paul sur le chemin de Damas : l’auteur prend conscience, il y presque 20 ans, qu’il est un « procrastinateur structuré », c’està- dire « un individu capable d’accomplir beaucoup de choses tout en négligeant d’en accomplir d’autres ». Sujet de culpabilité, et peut-être encore davantage, de honte, la procrastination se traite conséquemment en faisant l’objet d’une acceptation inconditionnelle. Jusque-là rien d’original direz-vous, dans « l’art de mettre à profit une faiblesse de caractère ». Oui, mais comment ?

Observons d’abord.

Les procrastinateurs s’adonnent généralement à des tâches utiles mais secondaires, « marginales », et ce dans le but de se soustraire à une activité plus importante. Pour effectuer une tâche pénible, il faut que celle-ci leur permette d’éviter une autre qui l’est encore plus. Vous avez ici un premier indice, mais il est encore trop tôt pour donner la solution.

Etudions d’abord ce qu’essaient de faire généralement les procrastinateurs. « Souvent, les procrastinateurs s’y prennent tout de travers. Ils s’efforcent de réduire leurs engagements et partant du principe que, s’ils ont peu de choses à faire, ils arrêteront de procrastiner et les accompliront enfin ». Compte-tenu de ce qui précède, cela ne peut pas marcher. Et pour vous montrer ma bienveillance, je vais vous donner la réponse (qui ne figure qu’à la 21ème page du livre) qui est une « astuce » :

 

Dr THIERRY SERVILLAT

Rédacteur en Chef de la Revue Hypnose & Thérapies Brèves

Psychiatre. Pratique l’hypnose et les thérapies brèves au CITI (Rezé).

Enseignant à l’IFH à Paris Institut Français d’Hypnose

Président de l’Institut Milton H. Erickson de Rezé. (Nantes)

 

Ancien président de la CFHTB. Formateur et conférencier.

Coordinateur et co-auteur de Psychothérapies : une approche plurielle (Masson).

Rédacteur en chef d’ HYPNOSE & Thérapies brèves.

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http://www.hypnose-ericksonienne.org/Intistut-Milton-H-Erickson-de-Reze-44_a472.html

 

 

 

 

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 Revue Hypnose Thérapies Brèves 29

 

 Hypnose & Thérapies Brèves: la Revue N°29 Mai Juin Juillet 2013

 

 

EDITORIAL : AMUSANT N’EST- CE PAS ? Dr Thierry SERVILLAT

Une des attitudes fondamentales –peut-être la principale- qu’avait Milton Erickson envers la vie était d’essayer de s’amuser (to have some fun). Y compris dans son travail.
Un thérapeute qui veut s’amuser ? Paradoxe, dirons-nous très vite ! Aider, soigner l’autre est théoriquement un métier… sérieux, ne pensez-vous pas ?
Comment concevoir cela ? La thérapie aurait-elle à voir avec les Muses et la musique ? Oui sûrement, mais le mot « amuser » ne semble, contrairement aux apparences, avoir aucun rapport avec celles-ci.

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POUR UN CHANGEMENT DE TYPE 3

Stéphanie GUILLOU et Dr Franck GARDEN-BRÈCHE

Rencontre de troisième type avec une infirmière en hématooncologie et un algologue urgentiste qui proposent, à partir d’une pratique laissant l’esprit rationnel de côté, une conception nouvelle du changement thérapeutique se situant dans la continuité des travaux de Gregory Bateson menés avec Paul Waztlawick, et basée sur un accueil total de l’émotion naissant de la rencontre.

L’ACCUEIL BRAS OUVERTS

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POUR JOUER AVEC LES LIMITES INVERSER LE SENS.

J. de MARTINO

 

Variation sur le « Non !… J’déconne… » utilisé par de nombreux adolescents, le texte de l’intervention de Joël de Martino très remarquée lors des Transversales de Vaison la Romaine en 2008 est publiée en hommage à Franck Farrelly.  DÉFINITIONS Déconner (v. intr.) : dire des bêtises, des inepties, ne pas être sérieux (argot) ; exagérer, divaguer, déraisonner ; plaisanter, s’amuser, faire des bêtises, se laisser aller. Etymologie (1883) : de -, con-, et suffixe verbal. Le sens initial érotique est vieux ou très rare ; le passage de ce sens (à celui-ci) n’est pas clair (métaphore de « sortir du vagin » ou croisement avec le sens familier : de con : « imbécile ») (Grand Robert). A noter cependant qu’on ne dit pas : « Non ! J’dévagine ! »

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EN VIE JUSQU’À LA FIN, ACCOMPAGNER L’HUMAIN

Véronique LESAGE, psychologue, pratique une hypnose issue des thérapies humanistes.

Elle nous raconte le chemin fait avec Catherine, malade d’un cancer colique. Un accompagnement utilisant l’hypnose afin de répondre au mieux à l’objectif demandé par la patiente : préserver son humanité.  La pratique de l’hypnothérapie s’inscrit dans un relationnel, un accompagnement singulier entre un professionnel et son patient. Je vous propose une illustration de cette dimension à travers l’histoire de Catherine D., atteinte d’un cancer. Elle est maintenant décédée, et ce témoignage est aussi une forme d’hommage qui lui est rendu. Je rencontre Catherine pour la première fois à l’automne 2008. Elle m’est envoyée pour de l’hypnose par une collègue psychologue qui chante avec elle dans la même chorale.

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INTERACTIONS THÉRAPEUTIQUES ÉCLAIRAGES DÉVELOPPEMENTAUX

I. CAPPONI ; A. RAMBAUD ; J.P. COURTIAL

Dans la continuité de la réflexion systémique, la compréhension de ce qui se passe en hypnose et lors de certaines approches psychothérapiques peut s’enrichir de nombreux travaux en psychologie de l’enfant. Des recherches qui le plus souvent préexistaient à celles du groupe de Palo Alto.  L’hypnose met en jeu des interactions entre thérapeutes et patients qui vont bien au-delà de la notion psychanalytique de transfert. Il en va de même pour les thérapies dites énergétiques que nous désignerons dans la suite du texte par thérapies interactionnistes. L’hypnose et les thérapies dites énergétiques mettent en jeu des objets médiateurs, concrets ou abstraits (pendule, fétiche, aiguilles, prière, etc.), que nous appellerons, à la suite de la sociologie de la traduction, acteurs réseaux, dans la mesure où ils interviennent à partir de ce à quoi ils sont associés.

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Robert Montaudouin

Bernadette Audrain-Servillat

Originaire de Chartres, Robert Montaudouin a dessiné très tôt. Dans les années 70, poussé par un prof d’anglais il a durant quatre années étudié à l’Ecole des Arts Appliqués et des Métiers d’Art de Paris où il obtient un diplôme en art mural. Il continue son cursus à l’Ecole des Beaux Arts de Paris (atelier de peinture de Gustave Singier). Paris lui plaît peu. Il y travaille cependant quelques temps dans un petit atelier avant de se tourner vers le travail de la terre. Il fait un stage de potier à Besançon et s’installe comme céramiste dans la Loire en 1981. Certaines de ses oeuvres sont acquises par le musée national de la céramique de Sèvres et par le musée de Grenoble. Il pratiquera cette activité durant une quinzaine d’années. Et puis soudain, « le corps ne veut plus faire »…

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QUIPROQUO, MALENTENDU ET INCOMMUNICABILITÉ

« Trop bien ! » Dr Stefano COLOMBO

Deux mots qui sont déjà trop pour moi. J’avais déjà de la peine avec le bien et le mal, mais là ç’en est trop. Regardons de plus près et commençons par la deuxième partie, le bien. Je peux dire que j’ai du mal avec le bien alors que la langue française a du mal à me laisser dire que j’ai du bien avec le mal. C’est comme si je pouvais faire le bien un peu plus mal mais pas le mal un peu plus bien ou, si vous voulez, c’est comme si je pouvais faire le bien un peu moins bien mais pas le mal un peu moins mal. Vous conviendrez que nous ne pouvons pas dire mieux. Quand, en plus, vous apprenez que le mieux est l’ennemi du bien vous ne savez plus comment vous situer par rapport au mal. Si le mieux est l’ennemi du bien, puisje dire que le pire est l’ami du mal ?

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CONGRÈS ET CONFÉRENCES

Tentatives, solutions, logiques.
Christine GUILLOUX

Compte rendu de Christine GUILLOUX Hors contexte, les mots et les gestes n’ont pas de signification. Gregory BATESON Ordonner le monde ou le désordonner ? Décrire les parties jusqu’à l’infiniment petit ou comprendre les relations, les interactions des parties entre elles, avec les autres, le monde, l’univers ? Lier, délier, relier… Deux journées offertes par l’Institut Grégory Bateson, les 13 et 14 octobre 2012, à Paris, sur le traitement des troubles mentaux par l’approche systémique et stratégique. Deux journées, denses et menées tambour battant, à nous fabriquer des foies gras pour préparer nos voyages, nos migrations et nos apprentissages sans cesse renouvelés. Une belle brochette d’intervenants, à nous faire saliver. Pour n’en citer que quelques uns : Betty Alice Erickson, François Jullien, Giorgio Nardone…

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HUMEUR

Pour une psycho-allergologie. Dr Christian MARTENS

Les médecins s’appuient sur les sciences physiques et biologiques pour expliquer les symptômes. Elles nous permettent d’en déterminer les causes et les conséquences, d’ex-pliquer, c’est-à-dire littéralement de dé-plier les signes dans une série de cause à effet. Mais par souci d’objectivité, celles-ci se refusent à s’interroger sur leur sens, sur les questions relatives au sens de ces signes, à les comprendre. Car comprendre, c’est de l’intérieur, découvrir le sens.

 

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Hypnose Paris. Crises d’Angoisse et Attaques de Panique

Formation en Hypnose à Paris, Supervision, étude clinique.

Peux-t-on vraiment trouver des solutions face aux attaques de panique et aux crises d’angoisse ?

 

Collège d’Hypnose à Paris

Hypnose & Thérapie Brève à Paris

Supervision, étude de cas cliniques:

  • Peut-on vraiment trouver des solutions face aux attaques de panique et aux crises d’angoisse ?
  • Le Trouble Panique

Formation Supervision Hypnose Paris:

Les crises d’angoisse et les attaques de panique.
Approches en Hypnose Ericksonienne, EMDR – IMO, Thérapie d’Impact

En savoir plus…