A propos Laurent Gross

Dirige le Collège d'Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris. Il est kinésithérapeute, hypnothérapeute, praticien & superviseur EMDR-IMO et responsable de formation

Conscience et guérison. Le rôle du patient dans le processus de guérison

Par le Dr Gérard VIGNERON, Médecin, hypnothérapeute formé en hypnose à l’AFEHM auprès de François Roustang et de Jean-Marc Benhaiem.

Revue Hypnose & Thérapies brèves n°50

« Oui, vous aviez raison, c’est bien un lymphome. »
Ces quelques mots prononcés par le chirurgien qui venait de recevoir les résultats de l’anatomo-pathologie des ganglions enlevés quelques jours auparavant, allaient provoquer en moi une espèce d’urgence à préciser le rôle et la place que doit prendre le patient dans le processus de guérison.

Ce processus reste fort mystérieux, il n’existe pas de recettes miracles pour le stimuler et de plus « guérir » n’a pas la même signification pour chacun d’entrenous. Pour certains la guérison sera définie par la disparition d’un symptôme ou d’une maladie aussi grave soit-elle. Pour d’autres, elle consistera à trouver un équilibre, non seulement physique, mais aussi émotionnel. Pour d’autres enfin, la guéri- son sera synonyme d’un changement radical dans leur façon d’être, dans leur rapport avec les autres, avec le monde. Cela peut même se traduire pour eux par la dé- couverte d’une dimension insoupçonnée, grâce à une expérience que certains définissent comme étant une expérience holotropique, c’est-à-dire une expérience qui amène à une sensation de ne faire qu’un avec un Tout.

Chacun doit donc trouver comment se mettre en chemin vers la guérison. Ce n’est pas une mince affaire, car il n’y a pas de protocole préétabli, de chemin tout tracé et le résultat n’est jamais garanti. Néan- moins, ceux qui arrivent à bon port et qui se guérissent d’une maladie grave parta- gent un trait commun : ils ont su mobili- ser « la force qui est en chacun de nous et qui est notre plus grand médecin »1, ils ont su éveiller leur guérisseur intérieur.

LE GUÉRISSEUR INTÉRIEUR
Mais que signifie ce terme ? Que représente-t-il ? Que recouvre-t-il ? Il n’a rien de scientifique, fait peut-être un peu New Age et pourtant il revêt pour moi une grande importance. C’est un processus dynamique immatériel fort mystérieux, mais qui va devenir le véritable chef d’orchestre dans l’environnement soignant que je dois, en tant que patient, mettre en place.
Pour le mobiliser, je ne possède aucune ordonnance miracle, ni recette, ni pilule, mais je ne suis pas pour autant une « ma- chine biologique impuissante2 ». Il ne s’agit pas non plus de me considérer comme tout puissant (je dois accepter de me faire aider), mais il est indéniable que je dois prendre toute ma part dans le pro- cessus de guérison.
Deux concepts développés par la science, la neuroplasticité et l’épigénétique, viennent conforter cette conviction.

Lire la suite

– Commander le numéro 50 en version papier 

– S’abonner à la Revue Hypnose & Thérapies Brèves

Formation au Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris. Critères d’admissibilité et éthique.

Mis en avant

philippe aim laurent philippe grossInscription à la formation

Les conditions nécessaires et les démarches à suivre:

– Être un professionnel de la Santé (Médecin, Dentiste, Psychologue, Infirmièr(e), Sage-femme, Kinésithérapeute, Ergothérapeute, Psychothérapeute agréé ARS)

– Envoyer un mail à partir de notre formulaire en cliquant ici à l’adresse du Collège
o Un mini-CV retraçant votre parcours professionnel
o Une dizaine de lignes expliquant votre motivation à vous inscrire et la façon dont vous comptez utiliser l’hypnose dans le cadre de votre exercice professionnel

–  Par la suite, une réponse vous parviendra vous confirmant on non la possibilité d’inscription pour la formation demandée au sein du CHTIP, et vous pourrez nous faire parvenir votre photo, afin de constituer votre dossier.

La formation : quels critères pour une bonne formation ?

De façon bien légitime, de nombreuses personnes veulent donc se former. Mais dès lors, comment reconnaître une « bonne formation » à l’hypnose?

1. Les étudiants: uniquement des professionnels du soin diplômés !

L’hypnose est une pratique thérapeutique et puissante qui ne devrait pas être pratiquée par tout un chacun mais uniquement par des professionnels du soin diplômés (professionnels de santé), tout comme n’importe quelle technique de soins. Ce n’est pas juste une technique de développement personnel ou de relaxation.

Un institut de qualité se distingue donc par sa volonté de ne former que des professionnels du soin. Il en va de la protection des patients.
Méfiez-vous donc de ceux qui ouvrent l’hypnose à « n’importe qui » ou à tous ceux désirant se former, tout, comme vous auriez été méfiant envers un institut qui formerait à la chirurgie ou à la prescription de médicament tous ceux qui le souhaiteraient… Commercialement c’est bien plus rentable, mais ce n’est pas très éthique.

2. Les enseignants: des professionnels du soin expérimentés !

Par symétrie, il semble évident que les dirigeants et enseignants de l’institut soient des professionnels du soin diplômés. Ils doivent également être expérimentés dans la pratique de l’hypnose et dans l’enseignement.

Méfiez-vous donc des titres un peu atypiques « maître praticien de… » / « formé par… » / « seul habilité à… » / ou qui ont simplement le titre d’hypnothérapeute (qui n’est pas protégé et qu’hélas, n’importe qui peut « s’attribuer »…). C’est ainsi qu’on verrait d’authentiques professionnels  du soin expérimentés se faire « superviser » par des personnes n’ayant aucun titre de soignant reconnu !

3. Les conditions de la pratique: dans le cadre de notre profession !

De même les étudiants doivent être encouragés à pratiquer l’hypnose dans le cadre du décret de compétences, du règlement ou de la déontologie de leur profession médicale ou soignante. La formation d’hypnose à elle seule ne fait pas une qualification professionnelle de soignant, hypnothérapeute n’est pas un métier, c’est une corde que l’on ajoute à son arc (ou à son violon), dans le cadre du métier que l’on exerce.

Méfiez-vous donc de ceux qui prétendent apprendre un métier à leurs élèves, leur apprendre à devenir des professionnels de la thérapie…voire (ça se voit !) leur apprennent à faire un business plan et à s’installer en tant que thérapeute…

Code éthique

L’intérêt et le bien-être du patient constituent l’unique objectif.

L’hypnose est considérée comme une possibilité d’aide parmi d’autres formes de pratiques scientifiques ou cliniques validées. Il en résulte que la connaissance des techniques d’hypnose ne saurait constituer une base suffisante pour l’activité thérapeutique ou de recherche. L’hypnopraticien doit donc avoir les diplômes requis lui permettant d’exercer dans le champ où s’exerce son activité hypnotique : Médecin, Chirurgien-dentiste, Psychologue, Sage-femme, Infirmier, Kinésithérapeute.

L’hypnopraticien limitera son usage clinique et scientifique de l’hypnose aux aires de compétences que lui reconnaît le règlement de sa profession.

L’hypnose ne sera pas utilisée comme une forme de distraction. Tout particulièrement, toute participation à des spectacles publics, ludiques sera proscrite.

L’hypnopraticien ne facilitera ni ne soutiendra la pratique de l’hypnose par des personnes non qualifiées.

Responsables de Formations: Laurent Gross & Philippe Aïm

Le lieu de la formation en hypnose à Paris vous sera communiqué après inscription.